Comment éviter le burn-out parental en période de confinement?

Webinaire du 28/04/2020 – Replay du webinaire ci-dessous

Webinaire en ligne gratuit avec le replay en ligne si vous avez raté notre rendez-vous !

Même si cette période de confinement peut apparaître pour certains comme un ralentissement permettant de prendre le temps de faire les choses autrement puisque le stress lié au rush dans lequel nous vivons habituellement est provisoirement suspendu, elle nous expose clairement à des stress différents de ce que nous connaissons en temps normal.

Il y a le stress de ceux qui, par leur métier, sont confrontés de manière directe à la pandémie, celui des malades, celui des personnes isolées et celui de ceux qui sont inquiets pour leur avenir et les conséquences financières de la situation.

Mais d’ autres formes de stress apparaissent… celui de vivre en famille dans un espace restreint en devant continuer à travailler, celui de manquer d’espace personnel… et certains parents multiplient ces différents stress …

Au centre de cette situation… nos besoins essentiels et le sens ! Après une brève explication théorique, nous verrons ensemble des moyens simples et des rituels pour vous aider à passer cette période inédite.

Objectifs du webinaire:

Comment s’organiser pour traverser au mieux la période de confinement?

Description :

Dans ce webinaire, nous allons voir ensemble les symptômes du burn-out parental et nous appuyer sur quelques concepts pour analyser cette situation particulière.

Après cette brève partie théorique, je vous proposerai des conseils pratiques pour passer cette période de la manière la plus sereine possible.

Vous aurez l’occasion de réagir via le chat de Zoom, ce qui me permettra de réagir et de rendre notre webinaire interactif et de répondre à certaines questions, soit en direct soit après le webinaire, en fonction du temps et du type de question.

LIMITE AUX 100 PREMIERS INSCRITS : 

Si vous vous inscrivez, merci d’être à l’heure au rendez-vous pour ne pas priver d’autres personnes qui auraient apprécié d’y participer.

PARTICIPER ? Cliquez sur ce lien pour vous inscrire et remplissez le formulaire en ligne qu vous y trouverez. et vous recevrez aussitôt par mail, un simple lien (URL) à cliquer pour rejoindre l’atelier. Ensuite, vous pourrez vous prendre un temps pour vous poser et prendre soin de vous.

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À propos de Christian Vrient

Christian Vrient, né en 1967, est psychothérapeute, spécialisé en prévention et prise en charge du burn-out. Il est également formateur et coach en entreprise depuis plus de 15 ans.

Certain que le burn-out se traite d’abord au sein de l’entreprise où, trop souvent, le manque de sens est à la base Il y a 15 ans, Christian, fort d’une expérience de plus de 15 ans de management en PME et en multinationale, a créé Konki, une entreprise dont la mission est de promouvoir sens et bien-être au travail par la mise en place et l’accompagnement de solutions intégrées afin de pérenniser l’accomplissement des missions de l’organisation.

Son objectif personnel est de contribuer à co-créer un monde du travail meilleur et de faire changer le jeu et la responsabilité des Ressources Humaines en passant :

– des Ressources Humaines aux Ressources de l’Humain

– du Return On Investment au Return On Improvement

– des Key Performance Indicators à la Key People Implication

 

Public : Ouvert à tous

Organisation : Konki

Formateur : Christian Vrient

Places : 100

Durée : De 14h30 à 15h00

Prix : Gratuit €

Contact : christian.vrient@konki.be

Site web : http://www.christianvrient.be/

 

Plus que jamais, sachons cultiver notre différence et notre optimisme (et encourager ceux des autres) pour être heureux!

Dans le court métrage « Alike » que j’ai découvert ce dimanche de Pâques confiné et que je vous propose de découvrir également ci-après, la société est régie par le monde du travail et de l’entreprise, le conformisme a mis à l’écart la créativité, la différence et l’optimisme et il vider les habitants de leur substance. Dans ce monde gris et morose, les couleurs (celles de nos héros – un père et son fils – et d’un violoniste dans son square coloré) deviennent signes de vie, de renaissance, d’espoir de retour au sens de la vie.

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« Soyez ce que vous êtes, un être unique de par ses différences. » Johann Dizant

Le film qui nous rappelle à l’importance de l’optimisme, à la richesse de nos différences et au sens de la vie, nous montre à quel point notre vision de la vie influence notre bonheur et comment nos actes et nos comportements influencent les autres. Le message de ce court-métrage pourrait être: abandonner le conformisme et la morosité et changer nos propres comportements, au lieu de transmettre la morosité à ceux qui sont joyeux. Et aussi, laisser les personnes positives et joyeuses influer sur nos comportements de manière positive.

« Le pessimisme est affaire d’humeur, l’optimisme est affaire de volonté. »                      Blaise Pascal

« Certains suscitent le bonheur partout où ils vont, d’autres dès qu’ils s’en vont » (Oscar Wilde). Alors pour éviter d’être comme les seconds, soyons les artisans de notre bonheur qui, selon George Bernard Shaw, « est comme le blé : on ne devrait pas avoir le droit d’en consommer si on n’en produit pas. » La morosité et le pessimisme sont des maladies tout aussi contagieuses que le Coronavirus. Même, et surtout, si le Covid19 chamboule nos vies et est une menace certaine, il nous appartient de changer notre regard sur la vie et sur ce qui nous entoure.

L’idée n’est pas de verser dans un optimisme béat et de refuser de voir la réalité ou le côté négatif des choses mais, pour reprendre Alexander Lockhart, de refuser de s’attarder dessus et, plus encore, de ne pas se laisser aller à la morosité et au fatalisme.

Et si la morosité est contagieuse… la joie l’est tout autant, voire encore plus! Alors créons notre réalité, créons notre futur… il se prépare dès aujourd’hui !

 

« Le secret du bonheur et le comble de l’art, c’est de vivre comme tout le monde, en n’étant comme personne. »

Simone de Beauvoir

Face au COVID19 – des consultations en ligne !

Screen Shot 2020-04-07 at 15.30.52Les mesures de confinement en Belgique et en France de la mi-mars n’interdisent pas l’accès aux séances de psychothérapie en cabinet de consultation mais elles rendent plus compliquées et pour certaines personnes impossibles.

Face au COVID19 de nombreux psychologues, psychothérapeutes ou sexologues ont décidé de suspendre leurs consultations en face à face. L’entretien en lui-même demandant plus de précautions d’hygiène et de distanciation sociale. Les choses sont tout à fait adaptables mais on comprend aisément la crainte de certains clients.

Comme le besoin d’aide et la volonté de continuer un travail thérapeutique continuent et, bien que je conserve mes séances en cabinet en respectant toutes les mesures gouvernementales (distanciation suffisante, nettoyage systématique des mains mais aussi des poignées de porte et du mobilier utilisé, pas de serrage de main, etc), j’ai donc décidé d’améliorer et de faciliter l’accès aux séances en ligne via Skype et via Zoom.

Vous trouverez toutes les informations utiles sur ma page « Demande de rendez-vous »

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Eloge de la sieste

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Assis sur la terrasse de la maison ferretcapienne que nous occupons pour les vacances cet été…je cherche l’inspiration. « Tu vas écrire un article sur la sieste ? C’est une blague ou quoi ? », me dit mon ado. Et son amie d’enfance de renchérir : « Mais pourquoi la sieste ? Y a pas d’autres sujets ? ».

Je dois avouer qu’ado et pas du tout coutumier avec cette pratique dans ma famille, je ne comprenais pas ces moments que s’accordait mon beau-père après le déjeuner du week-end. Ma mère, pour qui se coucher tard, ne dispense pas de se lever tôt, n’y voyait pourtant aucun inconvénient apparent mais ne s’y adonnait pas elle-même. Elle restait plutôt dans cette forme d’activité permanente si habituelle dans mon entourage où ne rien faire et se reposer est plutôt synonyme de fainéantise, une vision des choses qui a rythmé ma jeunesse. C’est pourtant lui qui avait raison…

« En Provence, le soleil se lève deux fois, le matin et après la sieste » a dit Yvan Audouard, journaliste et écrivain qui a tant fait parler Fernandel pour qui « Le tango Corse, c’est de la sieste organisée ». Et c’est bien de cela qu’il s’agit. La sieste n’est pas une paresse mais bien la promesse d’un deuxième départ dans la journée.

Cette tradition ancestrale si présente dans le sud, l’est aussi au Japon, et pas seulement sous les cerisiers le printemps venu. On fait aussi la sieste au bureau, où c’est une pratique courante. Les grandes entreprises ont toutes leurs « salons de sieste » avec pour objectif de gagner en productivité (pas folle les guêpes). « La sieste permet de gagner du temps. Il est plus important de travailler efficacement que de travailler beaucoup», assure une employée de Hakuhodo, célèbre agence de communication. De nombreux Japonais souffrant de troubles du sommeil, c’est même le ministère de la Santé qui encourage ce sommeil réparateur sur le lieu de travail. Pour ceux qui n’ont pas de salle de repos, on a inventé un airbag à poser sur la table de travail. Sinon, il reste le shiatsu, très populaire au Japon et qui redonne de l’énergie.

 

Micro-sieste

Aux Etats-Unis, plusieurs entreprises permettent à leurs employés de profiter des bienfaits du « power nap », appelées « sieste flash » ou encore « micro-sieste » chez nous, une petite sieste revigorante de 5 à 20 minutes maximum. Google ou Procter & Gamble leur ont consacré un espace.

Ces micro-siestes du début d’après-midi sont un excellent moyen de dépasser la somnolence d’ après le repas du midi qui pas tant une question de digestion que de rythme biologique, souligne le Dr Joëlle Adrien, présidente du conseil scientifique de l’INSV (Institut National du Sommeil et de la Vigilance).

La micro-sieste a aussi donné naissance à une nouvelle idée marketing: le « bar à sieste ». L’un des premiers en Europe a ouvert il y a peu à Paris, un cocon dans lequel on peut se libérer de sa fatigue le temps d’un moment de détente dans un lit massant ou dans un fauteuil à apesanteur bercé par une musique zen ou en silence… (la sieste du bruit selon José Artur, comédien et fameux animateur radio de France Inter). Vu le prix (12 euros les 15 minutes), j’opterais plus pour un massage assis mais à vous de voir… Perso, je ne paie pas pour mes siestes, mais j’ai appris à les faire.

La sieste reste un sujet tabou au bureau, comme en témoigne Bruno Comby, auteur de « L’éloge de la sieste », pour qui « les entreprises ont remplacé la sieste par la machine à café » (un non sens) et qui ajoute que « dans nos sociétés judéo-chrétiennes, il y a une culpabilité à dormir le jour tandis que le sommeil de nuit ne pose pas problème ». Et certains entrepreneurs s’opposent à cette pratique innovante la considérant comme contre productive pour l’entreprise car la sieste est caractéristique des « esprits faibles ». Et bien voyez plutôt ça ! Quelques grands adeptes de la sieste : Victor Hugo, André Gide, Jacques Chirac, Napoléon, Winston Churchill et …Margaret Thatcher. Alors qui osera encore dire que la sieste est l’apanage des faibles et des fainéants ?

Et les compagnies d’assurance maladie allemandes sont de mon avis (ou plutôt moi du leur) : « une sieste d’un quart d’heure est aussi utile qu’une courte promenade à l’air libre, elle permet de lutter contre la fatigue ressentie après la pause déjeuner » souligne Ursula Maschall, experte chez Barmer.

 

Mise en condition

A priori, une bonne sieste peut se faire partout, même dans le métro, mais quelques conditions favorables et un peu d’entrainement vous aideront à en faire un moment vraiment réparateur, voire jouissif :

  • Coupez votre gsm (ou au moins, ni sonnerie, ni vibrations)
  • Préparez votre réveil et réglez le sur le temps voulu :
    • 2 à 5 minutes pour une sieste flash (LA sieste indiquée au boulot)
    • 20 à 30 minutes pour une sieste relax à privilégier le WE ou durant les vacances (j’en sors, mmm) et à éviter au boulot (votre boss risque de ne pas apprécier…et je serai d’accord avec lui)
    • 90 minutes pour les gros déficits de sommeil et qui allient sommeil lent et profond, réparateur physique, et sommeil paradoxal, réparateur psychique…mais si vous la faites au bureau…vous êtes viré.
    • Retirez vos chaussures et desserrez vos vêtements
    • Pour les débutants un lien obscur est plus approprié. Un lit aussi…mais au boulot, c’est plus dur ! Par contre pour les expérimentés, tout convient !
    • Evitez les températures extrêmes
    • Pour vous endormir :
      • Adoptez une respiration lente et régulière
      • Recherchez votre cohérence cardiaque en expirant une fois et demi le temps de votre inspiration
      • Respirez dans le ventre et gonflez bien les côtes sur le côté
      • Visualisez un lieu où vous vous sentez calme, détendu et en sécurité
      • Imaginez votre corps devenir lourd dans votre fauteuil
      • Et surtout…ne vous forcez pas ! Mieux vaut une relaxation profonde que de chercher le sommeil à tout prix. Ca n’a pas marché ? Persévérez en recommençant demain !

Vous craignez de ne pas vous réveiller ? Deux solutions s’offrent à vous : l’option  réveil de votre gsm (la mienne même si à force je n’en ai plus besoin) ou la version Salvador Dali, spécialiste incontesté de la sieste minute, voir peut-être son inventeur : prenez un objet métallique en main avant de vous endormir (Dali utilisait une petite cuillère), il finira bien par tomber et vous réveillera pile poil dans les temps.

Et pour ceux qui ont encore besoin de faits et de chiffres, je les invite à lire ce qui suit en appendice.

Bienfaits de la sieste

La sieste, même minute (pas besoin de « Sieste Royale » qui frise les 90 minutes et sont réservées aux gros déficits de sommeil) :

  • Réduit le stress
  • Rééquilibre le système nerveux
  • Améliore la mémoire
  • Développe la créativité
  • Limite les accidents cardiaques
  • Et les maladies cardio-vasculaires
  • Réduit le diabète
  • Aide à la réduction de prise de poids

Manque de sommeil

Parmi les facteurs favorisant les capacités physiques et intellectuelles, les spécialistes citent : le sommeil, devant l’alimentation équilibrée, l’activité physique et la lecture, selon l’enquête « sommeil et performance au quotidien », publiée par l’Institut national du sommeil et de la vigilance (INSV) et la MGEN (Mutuelle Générale de l’Education Nationale), deux institutions en France où a été instaurée une « Journée du sommeil » (le 16 mars dernier cette année).

L’activité physique régulière permet de se vider la tête et améliore la qualité du sommeil lent profond, le plus récupérateur, ajoute le professeur Damien Léger, mais si on fait du sport (jogging…) en soirée, il est bon de prendre une douche fraîche pour faire baisser la température du corps et faciliter le sommeil.

Quelques chiffres:

  • 45% des personnes interrogées estiment ne pas selon leurs besoins réels
  • 62% des français rencontrent au moins un trouble du sommeil
  • 48% des personnes interrogées notent une irritabilité due au manque de sommeil
  • 45% des personnes interrogées notent un impact sur leur capacité de concentration
  • 32% des personnes interrogées notent un impact sur leurs activités quotidiennes
  • 30% des personnes interrogées notent un impact sur leurs relations avec les autres

(Source: Etude de l’INPES, Institut National de Prévention et d’Education pour la santé, de 2008)

Une étude de l’INSV ajoute que:

  • 31% de la population dort moins de 6h par nuit, « ce qui reste préoccupant » car les gens qui n’ont réellement besoin que de 4 ou 5 heures ne sont pas légion, note le Pr Damien Léger, président de l’INSV.
  • 26% des Français sont touchés par la somnolence au point de s’endormir lors de situation monotone dans la journée
  • paradoxalement les 18-25 ans ont plus de problèmes de performance et de capacité à se concentrer et à mémoriser que les autres en raison de la privation ou la perturbation de leur sommeil

Christian Vrient

Mon article a été publié sur Psy.be ce 29/07/2017 et republier sur la page  Facebook de Psy.be  et on en parlait justement sur RTL hier soir… Coïncidence?

 

 

 

 

 

 

 

 

Thérapie et forêt… de grands alliés!

« La vue, le toucher, l’ouïe, l’odorat, le goût…ne font qu’un seul et unique sens…le plaisir! » Anonyme

Venu du Japon, le Shinrin-Yoku (littéralement « Prendre l’atmosphère de la Forêt » ou « Bain de forêt », « Forest Bathing » en Anglais) est un terme  inventé par le ministère japonais de l’Agriculture, des Forêts et de la Pêche en 1982, et peut être définie comme la prise de contact avec et s’imprégner de l’atmosphère de la forêt.

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Il est reconnu au pays du soleil levant comme un moyen d’améliorer sa santé physique et psychologique.

Mais de quoi s’agit-il?

Marcher lentement, de 2 à 4 km maximum, dans une forêt ou un parc, en s’éloignant tant que possible des bruits de la ville pour stimuler les fonctions immunitaires, améliorer la qualité du sommeil, diminuer la tension artérielle, la fatigue, l’anxiété et la production  de cortisol, d’adrénalines, de vasopressine, … autant d’hormones présentes dans la production du stress. On ressent un grand bien-être s’installer progressivement dans tout le corps. Les effets sont de plus en plus durables au fur et à mesure des ballades.

5 raisons de prendre un bain de Forêt

Se ballader

Se balader de manière tranquille, comme une errance, une flânerie permettent à nos pieds de se promener.

Ne pas être dans l’exercice.

Ne pas être pressé.

Etre en vie et ressentir tous nos sens éveillés.

Sentir que la forêt dans laquelle nous nous promenons à quelque chose de bon à nous offrir.

Se balader au gré des sentiers est source de sérénité et nous permet de tutoyer nos rêves.

S’immerger dans la nature pour la comprendre, pour se comprendre.

« Contemplation rime avec compréhension » N. Hulot

« La nature dit toujours quelque chose » N. Hulot

Respirer

« Oublier de respirer est la seule distraction fatale » P. Perret

Les senteurs de la forêt sont le remède.

Les chênes, les bouleaux, les pins, les fougères, les champignons, le humus … en plein soleil, à l’ombre… tant de fragrances différentes et changeantes au cours de la journée qui offrent toutes leurs propres pouvoirs de guérison.

Inspirer,
Expirer,
un échange aussi ancien que le temps.

Et pourtant, bien respirer ne va pas de soi. Nous sommes biologiquement équipés pour une respiration optimale mais notre respiration est directement liée à nos émotions, nos affects qui la perturbent… et elle se modifie, s’accélère.

Entrer dans la méditation en marche, c’est agir sur la fréquence et l’amplitude de notre respiration, et calmer le flot des pensées et les émotions.

Toucher

La forêt vous invite à utiliser notre sens du toucher pour explorer le monde ou la nature.
Comment ressent-on la texture de l’écorce de hêtre? Quelle sensation différente vit-on entre le bouleau et l’orme?

Qu’éveille la caresse de la fougère sur vos mollets? Et celle du vent sur votre peau? Vous rappelez-vous le sentiment de la boue entre vos orteils? De l’eau ruisselante couler sur vos pieds nus?

L’air du matin retient dans sa rosée toute la mémoire de la nuit.

« L’amour est aveugle, il faut donc toucher. » Proverbe brésilien

Se Relaxer

Cette immersion en forêt est une pause qui met le virtuel et le numérique en pause, une déconnexion temporaire de nos vies gérées par nos écrans et nos téléphones. Une déconnexion rythmée par la respiration, la contemplation, la méditation en marche.

Prenez le temps de regarder de manière détendue une seule chose
pendant un long moment.
Vous verrez le détail qui a toujours été là et que vous n’aviez jamais remarqué. Regardez plus encore et laissez faire l’ombre et la lumière se jouer des accords harmonieux.

Guérir

« Seuls les sens peuvent guérir l’âme, tout comme l’âme seule peut guérir les sens. » O. Wilde

Nous évoluons avec et dans la nature de manière interdépendante, liés par des fils invisibles. Nous avons besoin de la nature. Elle a besoin de tous les éléments qui la compose.

S’immerger régulièrement dans la forêt, la nature, l’écosystème, c’est comprendre de façon intime la nécessité de le protéger.

« Contemplation rime avec compréhension » N. Hulot

L’interdépendance c’est « Quand ceci est, cela est ; quand ceci apparaît, cela apparaît … » Bouddha

Parlez-lui.  Faites-lui connaitre vos besoins. Voyez les siens.

Écoutez-la murmurer et laissez-vous guérir.

Et au niveau scientifique?

Au milieu des années 90, une série d’études scientifiques menées par des chercheurs nippons ont confirmé les nombreux mérites de ces immersions régulières en pleine nature.

Une des études les plus reconnues (1) passe en revue les recherches antérieures sur les effets physiologiques de Shinrin-yoku et présente de nouveaux résultats d’expériences menées sur le terrain dans 24 forêts à travers le Japon. Dans chaque expérience, 12 sujets (280 au total) ont visionné une zone de forêt ou une zone citadine.

Le premier jour, six sujets ont été envoyés à une zone de forêt, et les autres à une zone urbaine. Le deuxième jour, chaque groupe a été envoyé à l’autre zone. Le cortisol salivaire, la pression artérielle, le pouls et la variabilité de fréquence cardiaque (intervalle RR) ont été utilisés comme indices. Ces indices ont été mesurés dans la matinée avant le petit déjeuner et ensuite avant et après la marche et l’affichage.

L’intervalle RR a également été mesuré au cours des périodes de marche et de visualisation. Les résultats montrent que les milieux forestiers favorisent plus des concentrations plus faibles de cortisol, une diminution du taux de pulsation cardiaque, une diminution de la tension artérielle, une plus grande activité du système nerveux parasympathique et une diminution de l’activité du système nerveux sympathique que ne le font les environnements de la ville.

Ces résultats contribueront certainement à l’élaboration d’un domaine de recherche dédié aux qualités thérapeutiques de la forêt et appuie les bienfaits de la sylvothérapie (du latin « silva » qui signifie « bois ») en tant que médecine préventive.

(1) The physiological effects of Shinrin-yoku (taking in the forest atmosphere or forest bathing): evidence from field experiments in 24 forests across Japan. Park BJ, Tsunetsugu Y, Kasetani T, Kagawa T, Miyazaki Y.