Burn-Out : Comment j’ai choisi mon psychothérapeute

Un témoignage intéressant et parlant:

« Je n’ai pas choisi mon thérapeute à la légère. Je ne connaissais pas les techniques correspondant à chaque type de thérapie et je n’ai pas eu le courage, ni l’envie de m’y attarder. »

« Le critère de sélection qui allait guider mon choix était l’expérience. »

« Il me fallait une personne mûre en face de moi, avec de l’expérience, de la sagesse, de l’humilité, de l’écoute et suffisamment de recul. »

« Je choisirai le psychothérapeute qui sait chercher et rechercher avec moi les failles de ma personnalité et de mon parcours, qui m’ont conduite à l’épuisement professionnel. »

« Je choisirai le psychothérapeute qui dialogue et qui ne détient pas la vérité ; celui qui accepte de se tromper aussi. »

« Je me suis tout de suite mise en contact avec une personne »… qui m’a été recommandée par une association spécialisée dans le burn-out:

J’ai pu contacter 3 spécialistes et la première question que je leur ai posée était la suivante :

« Est-ce que vous traitez les cas de burn-out et d’épuisement professionnel ? »….

Pendant 8 mois, mon psychothérapeute et moi avons travaillé sur ma personnalité, sur des mécanismes et des habitudes bien ancrés qu’il a fallu défaire. Des injonctions liées à l’éducation qu’il a fallu lever.

Mo thérapeute … »est quelqu’un de mûre, avec une expérience certaine de la vie et beaucoup de profondeur. C’est quelqu’un en qui j’ai eu confiance car elle a su relever justement ce qu’il fallait résoudre. Le dialogue s’est installé aisément et je me suis sentie comprise… »

« Aujourd’hui, j’ai cessé d’aller la voir. J’ai eu besoin de recul et surtout, de m’éloigner de moi-même ; faire des introspections est fatiguant, mais nécessaire, voire vital. Quand bien même, j’ai eu besoin de légèreté et de vivre à nouveau ce vers quoi me guide ma nouvelle énergie. »

« Comprendre, digérer, accepter est une chose. Mais il est essentiel de bien l’avoir intégré. »

« Je sais que je ne suis pas à l’abri et que j’ai toujours besoin de faire des retours sur moi-même. »

« J’ai appris surtout qu’il faut être à l’écoute de son corps, qu’il faut connaître ses limites et que se faire respecter, ça s’apprend. »

« Exister en vivant et en réalisant ses propres désirs, c’est un travail de longue haleine.Et quelquefois, il faut passer par des épreuves aussi dures que le burn-out pour reconnaître que l’on n’était pas sur le bon chemin. »

« Aujourd’hui, je suis en bonne voie, car à jamais plus proche de ma voix intérieure ! »

 

Un témoignage de Stéphanne sur http://stephanne.over-blog.com/article-13839896.html

 

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Lac du Connemara et les îles d’Aran : une randonnée en pleine conscience à travers les grands espaces d’Irlande !

Une semaine de randonnée en pleine conscience à travers les grands espaces du Connemara et les îles d’Aran du 13 au 20/09/15.

Un groupe de 14 personnes, déjà 5 inscrits.

Cette randonnée d’une semaine en Irlande se prête merveilleusement bien à la découverte de soi en pleine conscience (Mindfullness) et nous garantit un ressourcement physique et mental ! Le Connemara, sous son vaste ciel mouvant, nous fait célébrer la rencontre de la terre et de l’eau, au travers des landes et fjords rythmés de murets de pierres et fuschias éclatants. Ici la culture et les coutumes gaéliques sont encore originelles. De la pointe d’Achill Island aux îles d’Aran, en passant par Westport, Galway et le Connemara. Une semaine à travers les paysages les plus marquants de la façade ouest de l’île Emeraude.

Nos objectifs:

  • Marcher dans des paysages hors du commun !
  • Travailler un objectif d’évolution personnelle
  • Découvrir la marche en pleine conscience
  • S’oxygéner et se vider la tête !
  • Retrouver énérgie et vitalité
  • Bénéficier, si vous le souhaitez, d’une écoute professionnelle

Accompagnateurs:

Dimitri Haikin, psychologue et psychothérapeute

Christian Vrient, praticien en relation d’aide, shiatsu et formé en pleine conscience  (MBSR)

Inscrivez-vous sans tarder pour ce magnifique circuit en Irlande :
http://www.walkyourmind.com/events/fr/earth/randon-lac-connemara-irlande/500.htm

Programme détaillé sur le site (lien ci-dessus)

Irlande insolite

 

L’hypnose ou comment guérir les maux par les mots

Article recueilli dans Le Vif du dimanche 23 mars 2014 à 11h37

Woman having a conversation with her therapist on couch in officeL’état hypnotique est un état de conscience modifiée, une forme de concentration en partie consciente. Cette « conscience parallèle » nous permet d’accéder à nos ressources de changement et d’autoguérison. Les explications du Dr. Eric Mairlot.

Le Dr. Eric Mairlot est considéré comme l’un des plus grands spécialistes de la discipline. Ce neuropsychiatre bruxellois découvre l’hypnose voici trente ans, lors de ses premiers stages d’étudiant en médecine. Dans le service de psychosomatique de l’Hôpital universitaire de Genève, il apprend à utiliser l’hypnose pour se guérir (définitivement) de ses migraines, ensuite pour aider ses patients. Passionné par cette thérapie de pointe, il a créé et dirigé pendant vingt ans une consultation d’hypnose à l’hôpital universitaire Brugmann. Il est aujourd’hui à la tête d’un centre de thérapie brève et dispense des formations aux professionnels de la santé à l’hypnose contemporaine comme à toute personne intéressée par l’autohypnose. Explications.

Le Vif/L’Express : Comment définissez-vous l’hypnose ?

Dr. Eric Mairlot : Beaucoup de gens ont peur de l’hypnose, car ils lui prêtent des pouvoirs surnaturels. Avant toute chose, j’insiste : l’hypnose n’a rien de surnaturel ! C’est un état naturel. Il s’agit de l’un des fonctionnements les plus privilégiés que le cerveau possède et qui consiste à établir, parallèlement à la conscience qui est toujours présente, une conscience qui fonctionne de manière non volontaire. Le thérapeute, en s’appuyant sur des techniques de communication spécifiques, aide le patient à découvrir cette conscience involontaire qui permettra in fine d’agir sur le corps, sur les émotions et sur les addictions. Ce fonctionnement cérébral, je le répète, est naturel, et il n’a plus besoin de volonté, car il est plus efficace qu’elle. La volonté permet beaucoup de choses, notamment de progresser, mais elle ne guérit pas.

Il y a eu l’hypnose traditionnelle, « pratiquée » par Freud, puis l’hypnose ericksonienne. Aujourd’hui, on parle de « nouvelle hypnose » ou d’ « hypnose contemporaine »…

Freud utilisait principalement l’hypnose pour aider le patient à retrouver un traumatisme oublié. Il a découvert que lorsque le souvenir était ressuscité sous l’hypnose, ce qui n’était d’ailleurs pas si fréquent, celui-ci n’avait pas nécessairement valeur de réalité. Freud fut donc déçu par cette application de l’hypnose, qui ne lui donnait pas assez de pouvoir. De surcroît, ce n’était pas parce que le patient revivait son traumatisme qu’il guérissait nécessairement. Au bout de neuf ans, Freud a donc abandonné l’hypnose. C’est pourquoi cette vieille méthode hypnotique n’est plus guère utilisée en nouvelle hypnose. Plus tard, le chirurgien écossais James Braid, qui a d’ailleurs découvert l’hypnose bien avant Freud, a compris qu’hypnotiser relevait d’un savoir et non d’un pouvoir. Enfin, on doit à Milton Erickson, psychiatre génial, d’avoir modernisé l’hypnose et d’en avoir développé les techniques, la rendant accessible à tous et pour presque tous les problèmes. La nouvelle hypnose aide le patient à découvrir comment utiliser ses propres ressources de changement, puis comment résoudre d’autres problèmes par l’autohypnose. Elle centre son travail sur le « comment aller mieux » plutôt que sur le « pourquoi ça va mal ». L’hypnose contemporaine utilise les phénomènes hypnotiques de l’hypnose traditionnelle mais pas du tout de la même manière. Actuellement, on n’impose plus l’hypnose. On la propose, on fait des suggestions pour que le patient trouve lui-même la meilleure solution.

Quelle est la différence entre l’hypnose et l’autohypnose ?

On s’est rendu compte que le processus d’hypnose, c’est en réalité de l’autohypnose. Cela explique pourquoi les gens qui ne sont pas motivés ou ne veulent pas entrer en hypnose ne peuvent pas être hypnotisés. L’hypnothérapeute aide le patient à trouver ses propres moyens d’entrer en hypnose. Voici la technique la plus naturelle. En fin de journée, quand on ressent une fatigue ou un coup de pompe, on s’installe confortablement et on se concentre sur cette fatigue pour entrer en état d’autohypnose. Dans cet état, on peut « épuiser » sa fatigue et son stress, autrement dit les évacuer. Ce processus, d’une durée de dix à vingt minutes, offre un ressourcement de trois à six fois supérieur au sommeil nocturne. Il permet de retrouver de l’énergie pour aborder la seconde partie de la journée. Cette technique étonnante, la plus efficace et la plus facile à maîtriser pour évacuer le stress ainsi que d’autres émotions pénibles, ne s’apprend pas dans les livres. Elle nécessite un savoir-faire et un savoir-être que l’on acquiert au contact d’un clinicien d’expérience.

Il y a l’autohypnose positive et négative. Les enfants pratiquent la première. À quel moment et pourquoi bascule-t-on vers l’autohypnose négative ?

Un enfant est en autohypnose positive naturellement et ce, plusieurs fois par jour. Il s’adapte aux difficultés du monde réel, se coupe partiellement de l’extérieur pour métaboliser et digérer la réalité et adapter son comportement. Déconnecté du monde, il rentre dans sa bulle et laisse travailler son imaginaire. Les enfants ont besoin de ces moments d’autohypnose (de quinze à vingt minutes toutes les nonante minutes), car ils font partie du cycle ultradien. Ce cycle est un état de fluctuation de la conscience et peut être comparé au rythme circadien, rythme biologique « veille-sommeil » d’une durée de 24 heures. Sous la pression des parents et des profs qui n’arrêtent pas de répéter : « Tu es en train de ne rien faire », « Ce n’est pas bien », « Fais quelque chose », les enfants désapprennent petit à petit l’autohypnose naturelle positive. Les jeunes adultes perdent ce moyen de lâcher prise, de fonctionner de façon non-volontaire et spontanée. Or, comme le cerveau a besoin de ces états de décompression, il va imposer une autohypnose qui peut être négative, par exemple : « Je me fais une crise de boulimie » ou « Je fume un joint ».

Comment peut-on guérir par l’autohypnose positive ?

La science a démontré que les problèmes comme la boulimie, les phobies, les angoisses, les stress post-traumatiques, certains états dépressifs, les tics, les TOC, les manies, etc. survenaient principalement chez des sujets très « hypnotisables ». En fait, ils utilisent sans en être conscients des phénomènes hypnotiques qui produisent leurs pathologies. Lorsqu’on décrit au patient que ses symptômes sont des fonctionnements hypnotiques, il réalise qu’il ne subit pas sa pathologie, mais qu’il la provoque activement par autohypnose négative. Ainsi, il découvre qu’il peut utiliser ses dons hypnotiques pour guérir par autohypnose positive. Les patients ressentent souvent leurs « crises » comme un « état second » où ils perdent le contrôle. Une crise boulimique complète est un exemple classique. Elle commence à un niveau plus léger lorsque quelqu’un qui commence un paquet de chips, n’arrive plus à s’arrêter avant de l’avoir terminé. En fait, beaucoup de ces sujets sont dans l’hyper-contrôle d’eux-mêmes. Leur cerveau ayant besoin de ces « lâcher-prises », ils produisent alors des autohypnoses négatives à défaut de pouvoir modifier leur état de conscience sereinement, car ils ne connaissent plus l’autohypnose positive qu’ils pratiquaient naturellement dans leur enfance. Il est donc nécessaire de sortir de l’autohypnose négative et la transformer en autohypnose positive.

Quelles sont les meilleures indications de l’autohypnose ?

Les phobies qui ne sont rien d’autre qu’un état hypnotique négatif peuvent être guéries dans près de 100 % des cas, tout comme les attaques de panique, le stress et la majorité des troubles émotionnels. Dans le sevrage tabagique, on obtient 80 % de réussite. On peut aussi traiter l’asthme, les allergies, les migraines. De nombreuses personnes arrivent à mincir par l’autohypnose. Les gens qui ont subi des viols ou des agressions peuvent s’en sortir complètement par l’hypnose. Beaucoup justifient leur incapacité à se libérer d’une dépendance (alcool, tabac, drogue) par la pulsion d’autodestruction freudienne. C’est presque toujours faux. Quand on leur apprend l’autohypnose, un savoir-faire plus puissant que la volonté, et quand ils voient qu’ils ont les capacités de changer, ils trouvent leur motivation et changent. Cela dit, l’autohypnose a bien sûr ses limites, mais celles-ci reculent grâce à la science et à l’expérience.

Par Barbara Witkowska; B.W.

Journée de conférences sur les différents champs d’action de l’autohypnose, 29 mars, de 13 à 19 heures, à l’ULB (bâtiment U, porte D, niveau 2, local 218 A). Conférence « Pourquoi l’hypnose fait peur ? », par le Dr. Eric Mairlot, à 20 h 30, le 28 mars.

L’ancrage : une excellente technique pour ceux qui pensent trop

Attention : la technique que vous allez découvrir peut à elle seule changer beaucoup de choses dans votre vie !

 

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Pour qui est l’ancrage ?

Alors déjà, quand je dis que c’est «une technique pour ceux qui pensent trop», en fait je pense qu’elle sera utile pour à peu près tout le monde !

Si vous venez sur ce site pour trouver plus de sérénité, alors vous avez sûrement un grand besoin d’apprendre et surtout de pratiquer cette technique de l’ancrage.

«Ancrage», «être ancré», « s’enraciner »… ça veut dire quoi tout ça??

Etre ancré, c’est être connecté à la terre. C’est se sentir relié. C’est sentir cette connexion profonde qui existe entre nous et la terre, et être dans l’acceptation du moment présent.

Etre ancré, en gros, c’est aussi sortir de ses pensées et prendre conscience de son corps dans son intégralité. C’est donc accepter pleinement son corps tel qu’il est et en prendre soin.

C’est habiter complètement ce corps qui est le notre et accepter de vivre notre vie ici sur terre.

Un synonyme de s’ancrer est s’enraciner. S’ancrer, c’est s’enraciner dans le sol, dans la terre, dans le réel, dans la matière, dans le présent, dans l’ici et maintenant…peu importe les noms que vous utilisez.

S’ancrer, c’est sortir sa conscience de sa tête … et l’installer dans ses pieds.

C’est sortir du monde des rêves, des pensées, de l’imaginaire, du spirituel… et revenir dans le monde terrestre, réel, corporel, le monde de la matière. C’est être pleinement là, dans le monde physique.

Car plus on est dans sa tête, plus on pense.
Et plus on pense, plus on est dans sa tête.
Et plus on est dans sa tête, moins on est ancré.
Et moins on est ancré… moins on est heureux.

Un bon ancrage peut vous apporter énormément.

A quoi ça sert d’être ancré ?

Cela peut vous apporter de nombreux bienfaits, comme par exemple :

  • D’avoir moins de pensées négatives
  • De vous sentir plus en sécurité
  • D’être moins angoissé et d’aborder une crise d’angoisse plus sereinement
  • D’être moins fatigué et d’avoir plus d’énergie
  • De régler certains problèmes de déréalisation ou l’impression que l’on devient fou
  • De soulager tout un tas de problèmes tels que migraines, stress, pensées suicidaires
  • D’être serein ici et maintenant, peu importe l’endroit où vous êtes
  • D’être plus confiant et plus positif, peu importe la situation qui se présente
  • De vous sentir à votre place
  • De lacher prise plus facilement
  • D’accomplir plus facilement vos projets, vos rêves
  • De mieux vous sentir dans votre corps
  • D’accepter la vie et de moins lui résister

La technique de l’ancrage va vous permettre de vous enraciner bien profondément dans le sol, ce qui vous permettra ainsi de ne pas vous faire emporter, chahuter, chavirer… au premier petit coup de vent qui se présente.

En pratiquant l’enracinement, on développe notre sérénité, notre confiance et notre sentiment de sécurité quel que soit l’endroit où nous sommes ou quelque soit la situation que nous traversons ! On se sent plus confiant, et plus solide sur ses pieds. Il y a vraiment une vie «avec» ancrage, et une vie sans.

Vous vous souvenez peut-être, dans l’article «moins d’angoisse grâce à l’instant présent», je vous disais de penser à vos pieds. Et bien c’était pour vous faire sortir de votre tête et vous aider à mieux vous ancrer dans le présent.

Avec la technique de l’ancrage, le but est le même mais on va aller beaucoup plus loin que cela.

Comment faire pour s’ancrer ?

Alors il y a différentes façons de travailler son enracinement et de ressentir tous ces bienfaits. Donc avant de vous parler de la technique d’ancrage, voici déjà un aperçu de plusieurs activités qui vont vous permettre de vous ancrer plus solidement :

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  • Les activités sportives car elles font travailler le corps, élément essentiel de l’ancrage : marche, course …
  • Les amis, l’amour, le rire
  • Les activités de méditation (lire cet article), marche en conscience et toute activité effectuée en pleine conscience
  • Les activités artistiques et corporelles : musique, danse, yoga, Taï chi, Qi qong…
  • Toute activité qui prends soin du corps : massage, relaxation, étirements, cuisine saine…
  • Mais aussi et surtout tout ce qui permet un contact avec la nature : ballade en forêt, à la campagne, en montagne, jardinage, se baigner dans la mer, en rivière…

Vous l’aurez compris : toute activité où le corps et la nature sont impliqués favorise l’ancrage.

Donc dès que votre activité mentale s’emballe un peu trop, vous avez le choix : sortez vous ballader en forêt, jardinez, faîtes des étirements, riez un bon coup, jouez de la guitare, parlez à votre fleur, allez embrasser un arbre (je ne rigole pas)… et si possible, faites cela en pensant à vos pieds !

Plus votre conscience est loin de votre tête, plus vous êtes ancré.
Donc plus vous pensez à vos pieds, et plus vous êtes enraciné.

La technique d’ancrage énergétique par la visualisation

Tout cela est déjà très efficace mais il y a malheureusement des situations ou cela ne suffit pas… Comment faire quand on est quelque part et où planter une rose ou faire un pas de danse ne sont pas dans nos options?

Comment faire quand on est en déplacement, au bureau, ou que l’on doit faire une présentation par exemple?

C’est là qu’intervient la technique d’ancrage énergétique aussi appelé méditation de l’arbre. C’est en fait une simple technique de visualisation mais qui est incroyablement efficace !

Voici la puissante technique que je vous conseille de pratiquer :

Vous pouvez le faire assis ou debout. L’important est d’avoir les pieds bien à plat sur le sol.

Vous pieds sont bien posés sur le sol, et créént un contact puissant avec la terre.

Commencez par effectuer 3-4 mouvements de respiration abdominale pour vous détendre 

Maintenant, les yeux fermés de préférence, vous allez imaginer que des racines sortent de vos pieds et commencent à s’enfoncer dans le sol.

visualisation-ancrage-énergétique

 

Ces racines commencent à vous relier très profondément avec le sol. Si vous êtes assis, ces racines partent non seulement de vos pieds mais aussi des pieds de la chaise, de vos chevilles, de vos cuisses…

Tout en continuant votre respiration profonde, vous imaginez que ces racines vont de plus en plus profondément dans le sol. Elles sont de plus en plus grosses.

A chaque inspiration, vous visualisez l’énergie de la terre qui remonte en vous. Cette énergie arrive de la terre, passe par vos racines, jusqu’à vos pieds, et remonte en vous.

A chaque expiration, vos racines s’étendent encore plus loin et encore plus profond vers le centre de la terre.

Ces racines commencent par englober de plus en plus d’espace, et englobe maintenant votre ville toute entière. Puis votre région tout entière. Votre pays tout entier.

Vos racines englobent maintenant la terre tout entière et vont jusqu’à son noyau. Vous êtes maintenant parfaitement relié avec la terre. La puissante énergie du noyau de la terre remonte jusqu’à vos pieds, puis jusqu’à votre coeur et vous traverse tout entier. Cela vous nourrit et vous donne de la confiance, de la puissance, et de la sérénité.

Là, bien enraciné, bien ancré dans le centre de la terre, vous allez y déposer une intention sur quelque chose que vous souhaitez voir apparaitre dans votre vie.

Par exemple, dans le centre de la terre, vous allez émettre l’intention suivante : « je suis en sécurité, ici et maintenant » (cette intention est très puissante et je l’utilise beaucoup).

Vous vous sentez maintenant profondément relié avec la terre et en totale sécurité.

            _______________________________

Je vous garanti que si vous faites cette exercice une fois par jour pendant ne serait-ce qu’une semaine, vous allez déjà ressentir de puissants bienfaits.

Encore une fois, j’insiste sur un point : plus vous le faites, et plus les résultats seront importants. Et faîtes moi confiance, cet exercice est bien plus qu’un simple exercice de visualisation.

Pour aller plus loin, voici le lien vers un petit livre que j’ai acheté et qui m’a aidé à mieux comprendre l’ancrage, son importance et qui m’a fait découvrir pleins d’autres techniques pour le pratiquer au quotidien :

L’ancrage énergétique de Mary Laure Teyssedre

source : guerir-l-angoisse-et-la-depression.fr

« Mon thérapeute et moi », un article de Raphaël Dugailliez, paru dans l’Agenda Plus N° 245 de Mars 2013

 » Qui n’a pas pensé se faire aider pour résoudre tel problème relationnel, alléger telle préoccupation ou dépasser telle peur ? Et puis, un jour, on fait le pas. On décide d’entreprendre une psychothérapie. Mais il est parfois utile de savoir à quoi s’attendre et quelles sont les caractéristiques et les enjeux d’une relation thérapeutique à la fois saine, noble et professionnelle.

Woman having a conversation with her therapist on couch in officeCela fait quelques semaines que votre vie est agitée comme une boule à neige… Votre mental et votre émotionnel sont incontrôlables comme rouler à vélo sur le verglas, et sur recommandation d’une de vos connaissances, vous avez osé prendre le téléphone pour obtenir un rendez-vous avec un ou une thérapeute [Ndlr : continuons au masculin pour les deux protagonistes par simplicité du langage]. Le rendez-vous est fixé et… …vous voilà dans sa salle d’attente. Tendu ? Authentique ? Timide ? Nerveux ? Curieux ? Réfractaire ? Compliant ?

Il vous ouvre la porte et… comment le percevez- vous ? Son grain de voix, son code vestimentaire, la décoration du lieu, sa façon de vous convier dans son cabinet, son attitude, ses premières questions, sa façon de vous écouter, son mobilier… autant d’impressions qui font écho rapidement à vos points de repères, à vos croyances, à vos antécédents, … Déjà après un premier contact et puis cinq minutes du rendez-vous, la relation s’installe et avec elle ses échos dans les vies de chacun.

Il s’en suivra, selon les courants et les approches, de l’écoute, un questionnement plus ou moins directif, des reformulations et peut-être, le début de séances de thérapie si les parties convergent vers cet objectif. Relation singulière par son côté original, la relation thérapeutique est le théâtre de nombreuses dynamiques. Transfert, contre-transfert, respect du libre choix, empathie, paradoxe, présence de l’humour, fixation d’un cadre, autant d’éléments que ce dossier tentera d’aborder avec cependant l’humilité de ne pouvoir les décrire tous en profondeur ni d’être exhaustif.

La relation thérapeutique n’est pas seulement l’affaire des «psy» mais de toute relation qui implique la notion de la santé. Santé physique, santé mentale. Elle se pratique avec médecins, urgentistes, chirurgiens, à la prise de sang, ou en revalidation après un accident ou une opération. Elle est plurielle et à chaque fois singulière. Elle peut être limpide comme complexe, elle peut cibler des enjeux très concrets comme être beaucoup plus existentielle.
Nous n’aborderons «que» les aspects qui nous paraissent les plus importants dans la relation thérapeutique de la psychothérapie. Mais nous faisons confiance aux lecteurs avertis d’Agenda Plus qui pourront utilement transposer l’essentiel dans les relations où l’art de guérir se distille dans une approche davantage médicalisée.
L’issue de la première séance se profile, il est l’heure de régler la consultation et, peut-être, de fixer un ou plusieurs autres rendez-vous. Comment vous sentez-vous ? A-t-il répondu à vos attentes ? Vos attentes étaient-elles raisonnables ? Avez-vous le sentiment que votre demande a été comprise ou qu’il vous a invité à les prioriser ? Comment vous sentez- vous avec le montant des honoraires ? Quels feed-backs vous a-t-il adressés ? En connaissez-vous plus sur le cadre du travail de thérapie qu’il propose ?
Une relation se construit comme un artisan élabore une étoffe sur un métier à tisser. A force de passage dans les deux sens de la navette, le motif se révèle. Mais quelles seraient donc les matières premières les plus nobles pour constituer une relation thérapeutique de qualité ? Car ici on va parler de soi comme l’on tisse la soie… Tissu ô combien délicat – tout comme notre personne – avec ses multiples reflets, ses noeuds, son côté à la fois sauvage et noble…

La relation comme vecteur de guérison ?
Dans une thérapie, quelles sont les forces qui vont créer le mieux-être ? Est-ce l’intervention du thérapeute ? Est-ce vos déclics à vous, simplement révélés dans un «espace temps» que vous ne vous accordiez pas assez avant ? Est-ce l’interaction entre vous et lui ?
Ce qui semble évident, c’est que pour nombre de personnes qui choisissent une consultation thérapeutique, la qualité de la relation et de l’écoute distingue cette relation de nombreuses autres. Et c’est en ajoutant de la qualité de présence, du temps, de la délicatesse, le secret professionnel, etc. à la relation qu’elle peut être le réceptacle de souffrances, de partages, de questionnements existentiels ou concrets.
De plus, elle n’a pas beaucoup de tabous, sauf peut-être si vous êtes “en amour de votre thérapeute”…
La prochaine séance est programmée mardi matin. Que vais-je lui dire ? Oserais-je partager ce que je ne veux partager avec personne ? Comment recevra-t-il mon vécu ? Autant de questions qui surgissent inévitablement car bien plus que le temps de la séance lui-même, le processus thérapeutique conduit à une introspection, à une humilité, qui s’alimentent et s’entretiennent avec le continuum de la relation thérapeutique.
Depuis Gregory Bateson et ses théories sur la communication, il nous a appris qu’ «on ne peut pas ne pas communiquer». Car ne pas communiquer, c’est en soi communiquer. Même dans les espaces de silence et de blanc qui parsèment les séances, ces moments où le temps est suspendu et où vous ne savez pas à quoi vous raccrocher, ces moments sont parfois si intenses que, dans la sensation de vide, des éléments importants se révèlent.

L’empathie, le contenant de la relation thérapeutique
Son absence tout comme son excès peuvent engendrer certains troubles dans une relation thérapeutique. Son absence assèchera la relation et rendra la relation froide. Son excès pourrait engendrer un manque de neutralité du professionnel.
On pourrait la définir comme la perception du milieu environnant du point de vue de l’autre; elle est intuition vécue de ce qu’éprouve l’autre dans ses états affectifs. Elle est donc compréhension immédiate de l’actualité affective d’autrui, de sa manière d’être au monde.
L’empathie, c’est le réceptacle de la souffrance car, comme nous le partage Vincent Gérard : «La souffrance est intimement liée à l’expérience d’un sujet vivant et échappe en partie aux catégories d’analyse psychologique, sociologique ou autres. Pour le dire autrement, l’individu vivant précède l’individu pensant. La formulation «je pense donc je suis» est incorrecte, c’est plutôt «j’éprouve donc je suis» et «je pense après». Et c’est l’empathie, beaucoup plus que l’intellect, qui a cette capacité d’éprouver ou ressentir la souffrance d’autrui. L’empathie c’est une belle qualité du coeur, un état de disponibilité, un ingrédient existentiel de la relation.

Liberté individuelle et neutralité
L’histoire de chaque personne est très particulière passionnante et à la fois construite sur des bases culturelles, familiales et personnelles très différentes. Alors, comment éviter implicitement de consulter le livre des «solutions toutes faites» pour régler le problème des gens ? Si, écrite telle quelle, cette phrase fait sourire dans la réalité, l’adoption, pour le professionnel, d’une attitude de neutralité, que l’on pourrait qualifier de «non-normalisante», est un défis de chaque instant dans toute relation thérapeutique.
Dans la présentation de son cadre de thérapie systémique et stratégique, Irène Bouaziz nous partage : «Cette façon de concevoir l’interaction et ses protagonistes nous fait adopter, face aux situations qui nous sont présentées, une posture de non savoir et de non vouloir. Nous ne posons pas de diagnostic, pas plus un diagnostic sur le dysfonctionnement d’un individu, qu’un diagnostic sur le dysfonctionnement d’un système. Nous ne définissons, bien évidemment, le problème à la place du patient, ni son objectif et nous n’avons aucune idée sur ce qui pourrait être pour lui une bonne façon de résoudre son problème. Nous n’avons non plus aucune idée, aucune hypothèse sur l’origine du problème. Nous ne voulons pas quelque chose de particulier pour le patient. Quels que soient les symptômes qu’il présente, quelle que soit sa souffrance, nous ne savons pas ce qui serait bon pour lui. Nous n’avons aucune idée de ce qui pourrait être pour lui un nouvel équilibre satisfaisant. Et moins nous savons, moins nous voulons, plus nous laissons au patient la liberté et la responsabilité de décider de sa vie».

Transfert et contre-transfert, l’inconscient mis en jeu côté pile ou côté face
On doit à Freud d’avoir mis en lumière le «transfert» : «La reviviscence de désirs, d’affects, de sentiments éprouvés envers les parents dans la prime enfance, et adressés cette fois à un nouvel objet, et non justifiés par l’être et le comportement de celui-ci» ou encore «Le transfert en psychanalyse, est essentiellement le déplacement d’une conduite émotionnelle par rapport à un objet infantile, spécialement les parents, à un autre objet ou à une autre personne, spécialement le psychanalyste au cours du traitement».
Il est amusant de lire comme Freud, dans son texte «observations sur l’amour de transfert » en 1915, décrit les mésaventures qui peuvent arriver à un jeune analyste inexpérimenté lorsqu’il se trouve aux prises avec les flambées de l’amour de transfert, amour qui est provoqué par la situation analytique elle-même. Il indique donc comment s’y prendre avec cet événement inévitable mais pourtant difficile à gérer. «Parmi toutes les situations qui se présentent, je n’en citerai qu’une particulièrement bien circonscrite, tant à cause de sa fréquence et de son importance réelle que par l’intérêt théorique qu’elle offre. Je veux parler du cas où une patiente, soit par de transparentes allusions, soit ouvertement, fait comprendre au médecin que, comme toute simple mortelle, elle s’est éprise de son analyste. Cette situation comporte des côtés pénibles et comiques et des côtés sérieux… elle est si complexe, si inévitable, si difficile à liquider que son étude est depuis longtemps devenue une nécessité vitale pour la technique psychanalytique.»
Le contre-transfert, lui, est un ensemble de sentiments envers l’analysant, souvent mis en jeu par l’inconscient.
«Tout comme l’ensemble des images, des sentiments et des pulsions de l’analysant envers l’analyste, en tant qu’ils sont déterminés par son passé, est appelé névrose de transfert, de même l’ensemble des images, des sentiments et des pulsions de l’analyste envers l’analysant, en tant qu’ils sont déterminés par son passé [comprenant son analyse], est appelé contre-transfert, et son expression pathologique pourrait être désignée comme névrose de contre-transfert».
Il pourrait en être ainsi pour un thérapeute de la volonté inconsciente de vouloir plaire à ses sujets, lui-même de vivre un sentiment de puissance étant en posture haute dans le cadre, etc. Le contre-transfert pourrait, dans certains cas, être assimilé aux publicités dans une émission de télévision. Il faut savoir les comprendre, les décoder et les laisser passer sans s’y arrêter au premier degré.

Clarté du cadre
Le cadre thérapeutique est défini par le professionnel, selon son approche,

sa personne, sa façon de pratiquer. Cela tient autant à l’endroit où vous vous installez dans le ca

binet, qu’à la gestion du temps ou à la façon de procéder à la prise de rendez-vous.
Déjà au moment de la prise de rendez-vous, souvent par téléphone, certains éléments succincts du cadre thérapeutique sont présentés car ils sont des éléments qui ba

lisent la relation thérapeutique. Non conventionnés puisque non remboursés par l’INAMI, la plupart des thérapeutes n’ont pas les mêmes honoraires, ni les mêmes durées de consultation. Oser aborder la question des honoraires au moment de la prise de rendez-vous, ce n’est pas être radin, c’est simplement être bien enraciné et bien organisé.
A l’issue de la première séance, idéalement, il serait pertinent que vous

sortiez en connaissant l’essentiel du cadre. Modalité d’annulation d’une séance, planification des priorités pour organiser les prochaines séances, durée escomptée de la thérapie selon vos objectifs, tarifs, etc…

http://www.psychotherapeute.be/CODE

Stratagème
Les différents courants de psychothérapie utilisent des «stratagèmes» pour accompagner et faciliter le changement que le sujet demande. Ne diton pas que «le meilleur des scalpels peut aussi bien soigner que faire des dégâts» ? Les stratagèmes, sans une puissante bienveillance, sont des artifices à manier avec délicatesse, et pour la personne qui consulte, il est parfois surprenant de s’entendre suggérer, pour avancer dans la résolution de telle demande, d’amplifier un symptôme. Et pourtant la pratique a largement prouvé l’usage et l’efficacité des artifices.

Une relation en tension
La relation thérapeutique n’est pas à l’abri de certaines tensions car elle requiert une grande humilité de part et d’autre pour permettre les changements désirés. Le professionnel dispose avec son bagage d’une perception de vous que vous n’avez pas forcément de vous-même. Il a ce recul sur vos schémas de fonctionnement, une perception de vos blessures, car lui n’a pas le filtre de votre personnalité nommé «ego» ! Pour répondre à votre demande, il pourrait mettre en place tel ou tel protocole, si et seulement si vous vous y coulez…

Attachements ?
Comme nombre de relations comportant une certaine intensité, la relation peut créer des attachements. Là, la vigilance de chacun doit être à son maximum car dans l’attachement s’installe la dépendance. Et le seul but de la relation thérapeutique, c’est de vous aider à vous envoler, à renaître, à vous émanciper. Il ne peut être question de dépendance mais bien d’envol !
Finalement, la relation thérapeutique n’estelle pas un fil de soie qui vient retramer d’humanité tous les accrocs au tissage de notre vie, et ce, pour nous aider à être et révéler le meilleur de nous-mêmes ?  »

Raphaël Dugailliez


1 Vincent Gérard, Confluences N° 17 Août 2007
2 La double contrainte, Carrefour des psychothérapies, ouvrage collectif, De Boeck
3 Heinrich Racker, Transfert et contre-transfert. Études sur la technique psychanalytique, Leon Grinberg et Rebecca Grinberg (préface), Cesura Lyon
4 Sillonner la mer à l’insu du ciel, Giorgio Nardone
& Elisa Balbi, éditions Satas.

Paru dans l’Agenda Plus N° 245 de Mars 2013