Shiatsu & prévention du Burn-Out

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« Le journal le Parisien du 22 Janv. 2014 alertait sur le mal du siècle qui selon une étude publiée par le cabinet de prévention des risques Technologia, démontrait que le stress professionnel et en particulier, le «Burn out» guette 3,2 millions d’actifs en France. Le syndrome d’épuisement professionnel, ou burnout, combine une fatigue profonde, et un sentiment d’échec et de désintérêt dans le travail. Il est considéré comme le résultat d’un stress professionnel chronique (par exemple, lié à une surcharge de travail). Du latin ‘’stringere’’, stress signifie serrer, oppresser, étouffer, c’est l’angoisse, l’anxiété, le sentiment de détresse.  »

PHYSIOLOGIE

Le stress est pourtant physiologique et nécessaire quotidiennement. Grâce à lui, notre corps peut s’adapter à un environnement qui se modifie sans arrêt. Cependant une stimulation excessive et durable présente un risque potentiel de maladie. Il s’agit là d’une maladie de l’adaptation menant à un état pathologique . Parler de stress en Shiatsu, c’est parler de l’énergie mentale, le SHEN, décrit depuis plus de deux mille ans dans les traditions asiatiques.

Le stress est l’expression d’émotions plus ou moins vives faisant partie de notre vie quotidienne. Il est l’expression d’un des sept sentiments psychoaffectifs : joie, colère, soucis, réflexion, tristesse, peur, prudence.

Selon la médecine traditionnelle Chinoise, cette activité mentale, se trouve dans chacun des cinq organes, portant un nom spécifique. Ainsi, le Foie abrite le Hun (âme végétative, créative), celui de la Rate le Yi (pensée, réflexion, préoccupation, obsession), celui du Poumon le Po (âme sensitive), celui du Rein le Zhi (volonté), tous régie par le maître suprême, le Cœur qui abrite le Shen, synthèse des quatre autres esprits, comme la lumière blanche qui, diffractée, est composée de lumières élémentaires.

On considère ainsi dans cette approche que, dans cette relation organe-émotion, les organes affectent les émotions autant que les émotions affectent les organes. L’activité mentale ne peut donc pas être isolée du corps, c’est dire que la vie humaine est étroitement liée à l’existence de l’énergie mentale. Il n’y a pas, dans l’approche orientale, de séparation entre le corps et l’esprit pour la simple raison que les émotions ne sont que l’expression de l’activité physiologique des organes, qui gouvernent notre santé. Leur fonctionnement harmonieux conditionne donc notre équilibre

PHYSIO PATHOGENIE

Le stress est nécessaire pour notre vie quotidienne. A dose modérée, il est notre meilleur allié et même nécessaire à nos activités, à condition de pouvoir en maitriser les effets néfastes. Quand le stress attaque le mental, la maladie s’installe, avec une liste de dérèglements possibles assez éloquente.

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1) Troubles du Shen.

Sur plan psychique, le shen blessé par le stress, engendre l’affolement, et la perte du contrôle de soi. D’autres troubles psycho-somatiques se traduisent de façon corrélée par des signes tels que de troubles cardio-vasculaires, de palpitations cardiaques, de tachycardie, de l’hyper ou de l’hypotension artérielle, de l’anémie, de l’insomnie etc. L’explication scientifique démontre de façon analogue que l’action de catécholamines suite à des stress, a des effets sur le Cœur comme les maladies coronaires, infarctus du myocarde, maladies hypertensives, des troubles du rythme cardiaque, etc.

2) Troubles du Foie:

Sur le plan psychique : angoisse, peur, tristesse excessive incontrôlable, amnésie, psychose, délires, et confusion mentale. Sur le plan somatique : dérèglement du système musculo-tendineux. Fibromyalgie, la spasmophilie ou des plaintes somatiques, syndrome de fatigue chronique. Chez les coxarthroses, on observe la quasi-constance des antécédents de stress psycho-émotionnel, tout comme la poussée de sclérose en plaques fait souvent  suite à un stress. Baisse de l’acuité visuelle, des troubles de la vue, risque de glaucome, conjonctivite, douleur oculaire etc.

3) Troubles de la Rate et de l’appareil digestif :

Sur le plan psychique : l’anxiété, les soucis. Sur le plan somatique : troubles digestifs, aérophagie, ulcère gastrique, pancréatite, colopathie, hémorragie gastrique sont les classiques tributs de l’émotion.

4) Troubles du Poumon, traduits par :

Sur le plan psychique : la tristesse, le soupir, la gêne respiratoire. Sur le plan somatique : maladies cutanées tels que la dermatose, la sudation abondante, l’eczéma, l’urticaire, le psoriasis à la suite d’un stress important.

5) Troubles du Rein.

Sur le plan psychique : Des stress trop importants sur le rein blessent le Zhi (volonté). Le Zhi blessé occasionne l’oubli, la peur. Des troubles sensoriels tels que les vertiges, les acouphènes peuvent être notés. Les plaintes somatiques de lombalgie chronique, de spermatorrhée, de rachialgie, de raideur vertébrale (nuque, dos), d’ostéalgie, sont souvent les motifs de consultation. La baisse de la libido et les troubles de la fécondité ne sont pas rares etc.

Tous ces désordres débutent en premier temps par les manifestations fonctionnelles, et évoluent si rien n’est fait, vers l’organicité.

Le stress sème le désordre dans l’ensemble de l’organisme et perturbe dans tous les sens aussi bien au sens propre qu’au sens figuré. Il cause de gros dégâts, et se cache sous de multiples facettes avec une symptomatologie polymorphe, de la fatigue à l’insomnie rebelle, des troubles de la mémoire à la dépression nerveuse voire la confusion mentale.

Il ne tient donc qu’à nous, individuellement, dans une société, et un mode de vie que nous choisirons, de bien le gérer, de le maîtriser, de l’apprivoiser par une hygiène de vie, de sobriété, de simplicité, de sérénité et de modération. C’est notre seule et unique issue à la fois efficace et sécurisante. »

 

 

 

 

 

 

 

 

Un article de Fabrice Vetault sur http://cabinet-shiatsu.fr/shiatsu-et-prevention-du-burn-out/#sthash.lBZwS6dJ.dpuf

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Le corps à écouter – un article de Marie-Andrée Delhamende (Agenda Plus Mars 2014)

Plutôt que de se mettre à l’écoute du corps, nous tentons de le maîtriser. Pourtant, il nous exprime et nous traduit. Il est constitutif de notre identité humaine….

Dans les médias, dans les livres, dans nos conversations, dans nos réflexions et nos pensées, nous utilisons le mot «corps» sans nous poser la question de préciser exactement ce qu’il désigne. Que désigne-t-il, ce mot ?
Quelle image avez-vous lorsque vous dites le mot «corps» ? Que vous représentez-vous lorsque vous le prononcez ? Qu’est-ce que «votre» corps ? Le corps est bien évidemment constitué d’éléments extérieurs que l’on peut toucher et voir : les yeux, les oreilles, les membres, etc. Et il est, par ailleurs constitué d’éléments intérieurs : les organes, la chair, les muscles, les tendons, etc. Un intérieur et un extérieur. C’est tout cela, sans conteste, mais pas seulement.
Si ce n’était que cela, le corps serait réduit à un objet inerte, immobile, froid. Or, le corps est animé. Mais en Occident, il n’existe tout simplement pas de mots pour désigner le fait que l’être humain est une unité. Une unité indissoluble, une unité corps-esprit-âme.

Pauvre anatomie

Par le langage que nous employons et qui façonne nos pensées, nous faisons de notre corps quelque chose d’extérieur. Et c’est un gros problème. Un problème que nous nous sommes mis à trimballer depuis qu’en Occident, nous avons séparé le corps du cosmos. Cette séparation date de la renaissance, lorsque l’on s’est mis à pratiquer systématiquement la dissection. La dissection a amené une façon de dessiner l’homme en planches où il est divisé, étiqueté, répertorié : c’est la naissance de l’anatomie. Et avec l’anatomie est apparue une image morte, mécanique et extérieure de l’homme. Cette conception va de pair avec la représentation d’un univers constitué d’une matière inerte.

Relié au cosmos

Auparavant, comment représentait-on l’homme ? Il suffit de se reporter aux gravures de l’Homme zodiacal du Moyen-Age, aux représentations de l’Homme-univers du Rajasthan, ou aux représentations des anciens chinois. Ces représentations montrent un corps non séparé du cosmos. Dans ces anciennes traditions, il y avait des correspondances entre l’homme physique et l’Etre. Il semble qu’en chemin, nous ayons perdu la vision du «Très Grand Homme» et les correspondances et relations entre le ciel et la terre. Ainsi, pour les anciens chinois, père du taoïsme, le corps est réellement le ciel parcouru par des souffles, et ses 12 méridiens en sont les 12 constellations… Actuellement, nous aurions bien de la peine à réellement comprendre et vivre ce type d’approche car nous partons d’une vision moderne et dualiste.

D’abord une vision…

La connaissance du corps subtil ne s’appuie pas sur des traités d’anatomie. Elle est d’abord intérieure. D’elle résulte la vision des chakras, des méridiens, des points d’acupuncture. Il s’agit bien d’une vision et non d’une démarche intellectuelle. Ce n’est pas d’une connaissance cérébrale dont il s’agit, car on ne peut pas «voir» les méridiens, les points d’acupuncture, les chakras. Ils sont invisibles autant à l’oeil nu qu’au scanner. Pourtant, les médecines chinoises et les approches yoguiques hindoues en attestent.
La vision de ces réseaux d’énergie part d’une intériorité non-dualiste, que seuls des «sages » ou des personnes très évoluées, ont la capacité de réellement percevoir. Leur regard intérieur s’ouvre sur la réalité intérieure du corps, constitué de fluides, d’énergie, de flux invisibles. Cela n’est pas donné à tout le monde. Loin s’en faut. Aussi est-il impératif de se méfier de vagues sensations de perceptions d’auras, de chakras, de méridiens, etc, uniquement à partir d’émotions ou d’intuitions. La prise en compte de l’énergie dans notre société occidentale témoigne cependant d’un besoin de retrouver un corps relié et vivant.

Tout s’inscrit dans le corps…

Pendant des années, la médecine allopathique a cloisonné les disciplines. Elle s’aperçoit maintenant que ces cloisons sont artificielles et que le système nerveux et endocrinien forme un ensemble neuro-hormonal qui, lui-même, est lié au système immunitaire, et ainsi de suite. Cela va loin, jusqu’aux liens multiples et constants avec le psychisme et l’environnement, la génétique, l’hérédité, l’âge, le climat, la présence de chaleur humaine et d’affection, les évènements vécus etc. Tout s’inscrit dans le corps, tout y est écrit. Tout est vécu par lui et à travers lui.
Par ailleurs, nous séparons aussi le corps du cerveau, comme s’ils étaient totalement différent l’un de l’autre. Mais ils sont en dialogue continuel, par le biais de notre système nerveux. Et il est tout simplement vital d’entretenir ce dialogue en faisant bouger son corps. En bougeant, on entretient la bonne forme du cerveau !

Ecouter avec ses sensations

Toute la question est de savoir d’où nous percevons notre corps et ce que nous percevons de lui. D’où partons-nous ? Qu’essayons-nous de percevoir ?
Françoise Dolto demandait à ses étudiants d’écouter avec son corps. Lorsqu’une psychanalyste a pour patient des très jeunes enfants et des nourrissons, le langage articulé est tout simplement nul et non avenu. Le regard et l’observation, s’ils sont indispensables, ne suffisent pas non plus. Il faut trouver une autre voie. Cette voie est celle des sensations.
Percevoir autrui par le biais de ses sensations est une perception des plus fines et des plus directes. Nous en faisons tous l’expérience. On «ressent» l’autre avec un «ressenti», un «senti» et des sensations.
On perçoit l’autre avec nos yeux, nos oreilles, notre nez, mais aussi avec notre peau, nos organes, l’ensemble de notre corps. En cela, la peau est un organe extrêmement complexe et gageons- le, plus sensible et intelligent que nous ne pouvons même le supposer.

Penser avec la peau : témoignage

Le témoignage d’Eléonore, un cas de synesthésie rare, est, à cet égard, des plus parlants. Eléonore, belle jeune femme de 32 ans, ayant actuellement un poste à haute responsabilité, a réussi à la Polytechnique son examen d’entrée en géométrie analytique avec 100 %, répondant en 40 minutes à des questions auxquelles les étudiants mettaient 4 heures à répondre. A la question de savoir comment elle avait réussi à répondre si vite à ces questions de mathématiques extrêmement complexes, Eléonore répond : «Je ne pense pas avec ma tête, mais avec ma peau. Je sens les bonnes réponses ». Eléonore poursuit en nous confiant qu’elle exécute les calculs de statistique avec «la peau de ses poumons», qu’elle ne lit que de la poésie car «la poésie, dit-elle, est intense», ce qu’elle ressent par des picotements sur la peau, qu’elle doit «reposer sa peau» lorsqu’elle est fatiguée…
Il est donc possible, et ce témoignage en fait état, que la tête et le cerveau ne soient pas l’unique siège de la pensée, ce qui nous donne une richesse supplémentaire. Il est à parier que certaines personnes développeront de plus en plus cette richesse dans les années à venir…

Le «Moi-peau»

Didier Anzieu, psychanalyste parle, quant à lui du «Moi-peau». Ce «Moi-peau» qui exprime les soins parentaux bienveillants, adéquats et affectifs donnent à l’enfant une sécurité lui permettant de prendre conscience de son identité et de ses limites. Lorsque l’enfant a un manque de sécurité affective de base, comme le souligne la psychomotricité relationnelle, il y a des comportements défensifs s’exprimant par l’agressivité ou l’inhibition pouvant aller jusqu’à la coupure avec les autres. Par ailleurs, la personne peut éprouver des fantasmes où elle se voit écorchée vive ou démembrée. Le corps est agressé et mis en péril, fantasmatiquement.

Le corps psychique

En lien avec le corps extérieur de chair et d’organes, il y a donc un corps intérieur. Un corps intérieur énergétique, comme en témoignent les acupuncteurs, et au-delà toute la communauté scientifique pour qui l’univers et la matière, y compris le corps, est constitué d’énergie. Mais aussi un corps intérieur psychique, selon l’expression de la psychanalyste Sophie Marinopoulos. Ce corps psychique peut être défini comme étant ce qui se charge d’animer notre corps physique de façon personnelle. Chaque personne anime, en effet, son corps de façon tout à fait singulière, avec des attitudes corporelles, des mimiques, des façons de se mouvoir, qui lui sont propres. Ce langage complexe de notre corps est, bien évidemment, relié à notre histoire, et il est éminemment unique.

De l’extérieur à l’intérieur

Méfions-nous des généralités. Il n’y a guère, voire pas, de généralités valides quand on parle de personnes singulières. Ce corps intérieur, qui est constitutif de notre identité, il importe d’en prendre soin, en ne le brusquant pas. Il importe de le respecter. Et c’est avant tout question de rythme. Le corps organique autant que le corps psychique ont besoin de respect et d’écoute. Question de rythme, avant tout. On se soumet à des rythmes violents, des rythmes qui violent… Le corps est crispé et engrange au fur et à mesure du temps qui passe, tous les «non» que nous opposons à la vie quand elle ne se déroule pas telle que nous le voudrions. Or, cela fait de multiples «non» qui s’accumulent dans les muscles, donnant lieu à de multiples et profondes crispations allant jusqu’à la constitution de «cuirasses musculaires» défensives, telles que les a décrites Marie-Lise Labonté. Nous sommes tendus. Notre cerveau même est tendu.

La détente du… cerveau !…

Jean Klein dont on connaît les nombreux livres et entretiens liés à la méditation et au non-dualisme préconise une profonde relaxation de tous les organes et de tous les muscles, ceci affectant le cerveau. Le cerveau est à détendre, lui aussi, vu que la pensée est localisée dans la région préfrontale du cerveau. En détendant le cerveau, on se met dans un état de disponibilité, d’ouverture, de déconditionnement mental.
L’activité mentale, outre qu’elle soit fatigante, nous crispe et nous maintient prisonnier de rails mentaux. Les globes oculaires et les yeux sont particulièrement à détendre, reliés au cerveau par les nerfs optiques. Etant sans cesse dirigés vers l’extérieur afin de saisir la réalité, chasseurs d’images, les yeux sont tendus vers l’extérieur, et leur tension affecte le cerveau.

…et méditation

Le cerveau est toujours en train de fonctionner, car nous ne voulons pas affronter le vide. Or, explique Jean Klein, dans un entretien rapporté par la revue «Le 3ème millénaire»1, en contactant simplement la sensation du cerveau, on retourne à l’état de sensation, on est «un» avec la sensation, on ne pense pas, on n’agit pas. La détente des nerfs optiques et du cerveau est un apprentissage qui conduit peu à peu à des états de méditation pure : «Lorsque le cerveau est vraiment senti, nous sommes détournés des fixations, des localisations dans le cerveau. Nous avons l’impression d’être en expansion dans notre corps. Cette sensation d’expansion est le début de la méditation».
La méditation est, sans conteste, pour ceux et celles qui en éprouvent le plaisir ou le souhait une voie possible pour être ramené[e]s tant soi peu vers l’intérieur. Car tout nous pousse, dans notre société, à poser un regard extérieur sur le corps…. et on n’en voit donc que l’extérieur !

Ce qui s’éprouve…

Nous consacrons notre énergie à nourrir l’extérieur. Ainsi, c’est l’image extérieure qui prime. Plutôt que d’avoir comme objectif le bonheur et le bien-être intérieur, la majorité des personnes a pour préoccupation le corps mince, le corps musclé, le corps lisse, le corps jeune. C’est de l’aspect extérieur que l’on prend d’abord soin. Ce ne serait pas bien grave si on s’en trouvait heureux. Mais ce n’est pas le cas. Les apparences ne sont que miroirs aux alouettes. S’y fracassent nos ailes.
Résultat : nous nous coupons du corps en voulant le maîtriser. Et cela nous emprisonne dans un carcan qui met à l’arrière-plan le «ressenti», les sensations, la finesse des perceptions. Ce qui s’éprouve.
Donnons au «corps» sa pleine capacité de ressentir, sa pleine dimension d’être…. Ce qui s’éprouve ne peut que s’éprouver en respectant ce qui permet d’éprouver…
Nous avons besoin de silence, nous avons besoin de pauses, nous avons besoin de lenteur, nous avons besoin de repos.
Nous avons vitalement besoin de contemplation. In fine. Toute notre personne en a besoin. C’est bien de la personne, dans toute sa complexité indissoluble «corps-esprit» dont il s’agit, rappelons-nous le sans cesse…

Marie-Andrée Delhamende

Références : «La crise du monde moderne», René Guénon, Editions Folio essais, «Le Corps bavard», Sophie Marinopoulos, Editions Fayard, 352 p., «La joie sans objet», Jean Klein (poche), «Au coeur de notre corps», Marie-Lise Labonté, Editions de l’Homme, http://facebook.com/vivacorps: psychomotricité relationnelle & http://www.multimanias.com/h3emillenaire: magazine humaniste «Le 3ème millénaire».

Paru dans l’Agenda Plus N° 255 de Mars 2014

Energie: Yoseido® Shiatsu

Le Yoseido® shiatsu, très efficace au niveau du traitement de troubles psychosomatiques et de la dépression, fait le lien entre corps et esprit et cherche le maintien ou le rétablissement de l’harmonie. Pratiqué en relation d’aide, il est une forme de psychothérapie manuelle.

Konki Christian Vrient SHIATSUOriginaire du Japon, le shiatsu est une forme de thérapie manuelle qui prend sa source dans la Médecine Traditionnelle Chinoise (MTC) et trouve son origine dans le Amma. La technique principale du Shiatsu est la pression de doigt, principalement les pouces, sur les points d’acupuncture (Shi = Doigt, Atsu = Pression). Le Yoseido® shiatsu, fondé par Yuichi Kawada, met en avant l’interdépendance entre corps et esprit qui anime la vie de l’homme et cherche le maintien ou le rétablissement de l’harmonie de cette relation et l’épanouissement. Par ses spécificités et le travail subtil sur les méridiens traditionnels de la MTC et des méridiens spécifiques, le shiatsu pratiqué en relation d’aide est une forme de psychothérapie manuelle.Par ces pressions exercées avec les pouces mais également le talon de la main et parfois, le coude, sur le trajet des méridiens et les points d’acupuncture, il permet d’équilibrer l’énergie vitale du corps et aide donc à le maintenir en bonne santé, en accord le concept philosophique primordial de la relation d’interaction et d’interdépendance entre le ciel, l’homme et la terre.Une séance de Shiatsu a pour effet immédiat de relaxer le corps et de permettre à la conscience de réintégrer son « habitat », et engendre un état de véritable repos : une sensation de légèreté, de bien-être, de disponibilité envers soi-même. Il aide à éliminer les blocages, à stimuler les points faibles, à activer les forces naturelles d’auto-guérison, à harmoniser l’énergie et à favoriser l’équilibre corps/esprit.

Il existe quelques études cliniques (en savoir plus) et l’expérience démontre des effets positifs sur les troubles rhumatologiques, gynécologiques, respiratoires ou encore digestifs. Il améliore les états d’insomnie chez les personnes ayant un mental surchargé. On y a aussi recours dans des cas aussi divers que la migraine, la sinusite chronique, l’asthme, l’énurésie nocturne, le saignement de nez et les maux de dents. De manière générale, le shiatsu est indiqué dans les cas chroniques et de fond mais ne pourra rien faire pour traités des infections aigues.

Il est courant d’y faire appel dans le cas de troubles psychosomatiques liés à la nervosité ou au stress mais ce qui est moins connu, en revanche, c’est qu’il est efficace pour traiter la dépression mais également tous les maux émotionnels ancrés dans la mémoire du corps. Outre les bienfaits et effets positifs sur des problèmes de fond, le shiatsu, et certainement dans son approche du Yoseido, est particulièrement indiqué en complément d’une psychothérapie pour traiter des troubles psychologiques tels que dépression nerveuse, anxiété, angoisse, toxicomanie, troubles sexuels.

Au niveau thérapeutique, les points d’acupression du shiatsu et principalement les zones réflexes du dos (sur le méridien de la vessie) mais aussi les vaisseaux merveilleux et les différentes « portes » (19 points sur les 12 méridiens), permettent un diagnostic et un travail en profondeur sur des problèmes plus ancrés.

Ses effets sont divers et travaillent sur plusieurs plans:
– physique: il aide la personne à se retrouver et à se réconcilier avec son corps, à retrouver une conscience corporelle
– mental: il favorise le lâcher-prise et permet de sortir du mental omniprésent dans notre société occidentale
– émotionnel: il a effet apaisant et favorise l’ouverture et l’expression de nos émotions en travaillant sur plusieurs niveaux de conscience
– spirituel: il nous reconnecte à notre être intérieur.