IFS™ (Internal Family System)™

L’IFS est le modèle de base qui structure mon approche thérapeutique en relation d’aide.

IFS

Le modèle Internal Family Systems℠, synthèse de l’approche systémique et de l’approche basée sur la multiplicité du psychisme. est une approche psychothérapeutique qui s’applique aux personnes, aux couples et aux familles. Ce modèle emprunte beaucoup à Murray Bowen, pionnier des thérapies familiales et fondateur de la Thérapie Systémique, ainsi qu’à des techniques variées, appliquées au monde des sous-personnalités.

Richard Schwartz, fondateur de l’IFS, a remarqué que ses patients lui parlaient spontanément de leur expérience, de leur monde intérieur. Dans ce monde intérieur, ces patients, tout à fait saints d’esprit, lui décrivaient des « parties » d’eux, des sous-personnalités en conflit les unes avec les autres.
De nombreux théoriciens ont décrit cette réalité: Freud et ses concepts du Ça, du Moi et du Surmoi; les concepts d’objets intérieurs dans l’approche de la relation d’objets; d’autres modèles comme l’AT – analyse transactionnelle (avec les « états du moi ») et la psychosynthèse (avec « les sous-personnalités ») ou encore le modèle cognitivo-comportemental (avec les « schémas »).

L’originalité de l’IFS est d’avoir mis en avant la façon dont ces parts (entités intérieures) fonctionnent en relation les unes avec les autres.
Les « parties » du modèle IFS sont engagées dans des rôles types et établissent des schémas d’interaction que l’on retrouve d’une personne à l’autre et qui fonctionnent un peu comme entre les membres d’une même famille. En IFS, le psychisme est représenté comme une famille intérieure.

Ces rôles et schémas relationnels n’étant pas figés, ils peuvent évoluer par des interventions thérapeutiques prudentes et respectueuses et appliquées comme en thérapie familiale.

Le modèle IFS™ en quelques principes fondamentaux

1. Le psychisme est constitué d’un grand nombre de sous-personnalités appelées « parties ».
2. Chacun dispose d’un Self intact malgré les expériences de la vie y compris les plus difficiles ; le Self est destiné à remplir le rôle de leader du système psychique de chaque personne.
3. Chaque partie, a une intention positive pour la personne, y compris lorsque son rôle se révèle destructeur. Il n’existe pas de partie « mauvaise » par essence ou malintentionnée. Le but de la thérapie n’est pas d’éliminer les parties mais de les aider à revenir à leur nature, à retrouver leur rôle préféré.
4. Au cours de notre développement psychique, nos parties se développent et forment un système complexe d’interactions les unes avec les autres ; la théorie des systèmes s’applique au système psychique intérieur. Lorsque le système intérieur est réorganisé, les parties peuvent se transformer rapidement.
5. Les changements du système intérieur influencent les changements du système externe et vice versa. Il en résulte qu’il est nécessaire d’évaluer les niveaux des systèmes à la fois externe et intérieur au moment de commencer et au cours d’une thérapie, pour évaluer à quel niveau systémique il est le plus opportun de travailler.

Les Parts

1. Les sous-personnalités sont des aspects de notre personnalité qui entrent en interaction les unes avec les autres suivant des schémas similaires aux schémas d’interactions entre personnes.
2. Les parties se manifestent de différentes façons : par des pensées, des émotions, des images, des sensations physiques, des souvenirs, etc.
3. Toutes les parties ont une intention positive à l’égard de la personne ; elles utilisent différentes stratégies pour accroître leur influence au sein du système intérieur.
4. Les parties développent un système complexe d’interactions entre elles. Les polarisations sont la conséquence des efforts des parties pour accroître leur influence au sein du système intérieur, aux dépends des autres.
5. Les expériences vécues par une personne ont un impact sur ses parties, mais celles-ci ne sont pas créées par ces expériences. Elles existent indépendamment d’elles, soit de façon latente soit de façon manifeste.
6. Les parties deviennent « extrêmes » car elles sont chargées de “fardeaux” (ou de rôles forcés), c’est-à-dire un complexe d’émotions, de croyances et de souvenirs en lien avec l’expérience traumatique. Ces fardeaux ne sont pas l’essence de la partie et sont destinés à être déchargés. Il est possible d’aider les parties à se libérer de leurs fardeaux pour leur permettre de retrouver leur état naturel.
7. Les parties qui ont perdu confiance dans le Self, s’amalgament au Self ou tendent à s’identifier à lui en prenant l’ascendant sur lui, en ne lui laissant jouer dans le système qu’un rôle secondaire.

Le Self

1. Le Self existe à un niveau différent de celui des parties.
2. Lorsqu’il est différencié des parties, le Self se manifeste naturellement sous ses qualités de compétence, confiance, assurance. Il est capable d’écouter et de répondre au feedback.
3. Le Self est destiné à être le leader du système intérieur.
4. Il existe différents niveaux d’expérience du Self :
– Lorsqu’il est complètement différencié des parties, (lorsque le Self est séparé des parties), certains décrivent un sentiment d’être « centré ».
– Lorsque la personne laisse activement son Self prendre le leadership de sa vie quotidienne, celle-ci ressent la présence du Self dans la même mesure que celle des parties déchargées.
5. L’affirmation que chacun dispose d’un Self constitue un point central du modèle IFS.

Le but de la thérapie IFS™

1. Parvenir à l’équilibre et à l’harmonie au sein du système intérieur.
2. Différencier le Self des parties et aider celui-ci à devenir le leader efficace qu’il est destiné à être.
3. Lorsque le Self est en position de leader, les parties participent activement et apportent du feedback au Self mais respectent les décisions prises par celui-ci.
4. Les parties prennent leurs places dans le système et libérées de leurs charges deviennent capables de faire profiter le système de leurs talents.

La métaphore du Souverain

Pour reprendre une belle métaphore d’Isabelle Padovani, formatrice en CNV (Communication Non Violente), imaginez Le Roi Arthur qui est le Souverain à sa table ronde. Il faut qu’il y ait un Souverain qui s’assoie sur le trône de l’Etre, de la Présence Intérieure et à cette table ronde que représente notre psychisme. Ce souverain c’est le Soi ou, encore, Self. Tout est en nous au départ. Toutes les places de la table ronde sont occupées. Mais certaines parts de nous – les convives à cette table – se cachent sous la table. Le souverain a une vue sur tous ses sujets et sait que tout le monde est présent mais les convives, entre eux, semblent oublier que certains sont absents.

Nous oublions trop souvent des parts de nous, des qualités que nous avons même si elles restent sous la table parce qu’enfant nous n’avons pas été nourri par certaines qualités de vie de nos proches. Nous avons grandi dans une ambiance dans laquelle nous étions autorisé à développer certaines qualités, certaines ressources, et d’autres pas.

Nous avons restreint certaines qualités, certaines ressources qui ne nous semblaient pas appréciables dans le milieu où nous vivions. Et nous en avons développé d’autres qui nous permettaient de vivre du mieux possible dans ce système familial (voir environnemental). Nous avons développé les qualités qui nous permettaient de nous protéger à une époque où cette protection nous paraissait essentielle à notre survie. Nous avons développé des mécanismes de défense. Parfois ces mécanismes de défense paraissent positifs (gentillesse, humour, serviabilité, …), parfois ils semblent plus négatifs (agressivité, colère, …). En réalité, c’est leur présence excessive en nous et « d’où elles parlent en nous » qui crée des comportements inappropriés à la situation actuelle. Mais au bout du compte, nous avons besoin de toutes ces qualités, qu’elles paraissent positives ou négatives, pour être en équilibre et vivre pleinement en relation harmonieuse avec les autres et donc également dans le couple.

En effet, toutes les qualités qui ne semblaient pas appréciables dans notre environnement familial car elles n’étaient pas valorisées ou incarnées par nos parents ou nos proches, ont été mises en veilleuse en nous. Elles restent dans l’ombre de notre être comme des convives qui se seraient laissés glisser sous la table.
Ces parts que nous ne voyons pas en nous, nous les voyons chez l’autre et soit, elles nous attirent irrésistiblement, soit nous les rejetons chez les autres parce que il nous est trop douloureux de les voir exister en dehors de nous alors qu’à l’intérieur de nous, nous avons l’impression qu’elles n’ont pas le droit d’exister, qu’elles sont rejetées.

 

A qui s’adresse l’IFS ?

Ce type d’approche s’adresse à toutes et tous et en particulièrement aux personnes qui sont confrontée à des questions d’ordre existentiel et  pour faire face à:

  • des difficultés relationnelles, affectives, sexuelles, conjugales, familiales
  • des séparations (deuil, divorce, rupture…)
  • des maladies
  • des hésitations sur un choix d’existence
  • des sentiments de mal-être, de stagnation, d’impossibilité de libérer son potentiel
  • des troubles anxieux
  • etc.

 

D’autres questions? Une prise de rendez-vous?

Appelez-moi au +32 494 620 610 ou par mail christian@konki.be

 

 

 

Therapeutia a adapté ces techniques en les couplant avec d’autres outils et approches.

TRI

La TRI est inspirée de l’Internal family system de R.Schwartz et peut être considérée comme une introduction à l’IFS.

La mise en jeu du Self permet d’entrer dans un nouveau rapport avec le monde intra psychique caractérisé par la sécurité. Les parties deviennent capables de se décharger des fardeaux qu’elles ont endossés souvent depuis l’enfance, pour retrouver leur essence et s’engager dans des relations harmonieuses entre elles et avec le Self.

Source: therapeutia.com