Thérapie et Forêt

« La vue, le toucher, l’ouïe, l’odorat, le goût…ne font qu’un seul et unique sens…le plaisir! » Anonyme

Venu du Japon, le Shinrin-Yoku (littéralement « Prendre l’atmosphère de la Forêt » ou « Bain de forêt », « Forest Bathing » en Anglais) est un terme  inventé par le ministère japonais de l’Agriculture, des Forêts et de la Pêche en 1982, et peut être définie comme la prise de contact avec et s’imprégner de l’atmosphère de la forêt.

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Il est reconnu au pays du soleil levant comme un moyen d’améliorer sa santé physique et psychologique.

Mais de quoi s’agit-il?

Marcher lentement, de 2 à 4 km maximum, dans une forêt ou un parc, en s’éloignant tant que possible des bruits de la ville pour stimuler les fonctions immunitaires, améliorer la qualité du sommeil, diminuer la tension artérielle, la fatigue, l’anxiété et la production  de cortisol, d’adrénalines, de vasopressine, … autant d’hormones présentes dans la production du stress. On ressent un grand bien-être s’installer progressivement dans tout le corps. Les effets sont de plus en plus durables au fur et à mesure des ballades.

5 raisons de prendre un bain de Forêt

Se ballader

Respirer

Toucher

Se relaxer

Guérir

 

Psy.be en parle

Et au niveau scientifique?

Au milieu des années 90, une série d’études scientifiques menées par des chercheurs nippons ont confirmé les nombreux mérites de ces immersions régulières en pleine nature.

Une des études les plus reconnues (1) passe en revue les recherches antérieures sur les effets physiologiques de Shinrin-yoku et présente de nouveaux résultats d’expériences menées sur le terrain dans 24 forêts à travers le Japon. Dans chaque expérience, 12 sujets (280 au total) ont visionné une zone de forêt ou une zone citadine.

Le premier jour, six sujets ont été envoyés à une zone de forêt, et les autres à une zone urbaine. Le deuxième jour, chaque groupe a été envoyé à l’autre zone. Le cortisol salivaire, la pression artérielle, le pouls et la variabilité de fréquence cardiaque (intervalle RR) ont été utilisés comme indices. Ces indices ont été mesurés dans la matinée avant le petit déjeuner et ensuite avant et après la marche et l’affichage.

L’intervalle RR a également été mesuré au cours des périodes de marche et de visualisation. Les résultats montrent que les milieux forestiers favorisent plus des concentrations plus faibles de cortisol, une diminution du taux de pulsation cardiaque, une diminution de la tension artérielle, une plus grande activité du système nerveux parasympathique et une diminution de l’activité du système nerveux sympathique que ne le font les environnements de la ville.

Ces résultats contribueront certainement à l’élaboration d’un domaine de recherche dédié aux qualités thérapeutiques de la forêt et appuie les bienfaits de la sylvothérapie (du latin « silva » qui signifie « bois ») en tant que médecine préventive.

(1) The physiological effects of Shinrin-yoku (taking in the forest atmosphere or forest bathing): evidence from field experiments in 24 forests across Japan. Park BJ, Tsunetsugu Y, Kasetani T, Kagawa T, Miyazaki Y.

 

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