Eloge de la sieste

sieste

Assis sur la terrasse de la maison ferretcapienne que nous occupons pour les vacances cet été…je cherche l’inspiration. « Tu vas écrire un article sur la sieste ? C’est une blague ou quoi ? », me dit mon ado. Et son amie d’enfance de renchérir : « Mais pourquoi la sieste ? Y a pas d’autres sujets ? ».

Je dois avouer qu’ado et pas du tout coutumier avec cette pratique dans ma famille, je ne comprenais pas ces moments que s’accordait mon beau-père après le déjeuner du week-end. Ma mère, pour qui se coucher tard, ne dispense pas de se lever tôt, n’y voyait pourtant aucun inconvénient apparent mais ne s’y adonnait pas elle-même. Elle restait plutôt dans cette forme d’activité permanente si habituelle dans mon entourage où ne rien faire et se reposer est plutôt synonyme de fainéantise, une vision des choses qui a rythmé ma jeunesse. C’est pourtant lui qui avait raison…

« En Provence, le soleil se lève deux fois, le matin et après la sieste » a dit Yvan Audouard, journaliste et écrivain qui a tant fait parler Fernandel pour qui « Le tango Corse, c’est de la sieste organisée ». Et c’est bien de cela qu’il s’agit. La sieste n’est pas une paresse mais bien la promesse d’un deuxième départ dans la journée.

Cette tradition ancestrale si présente dans le sud, l’est aussi au Japon, et pas seulement sous les cerisiers le printemps venu. On fait aussi la sieste au bureau, où c’est une pratique courante. Les grandes entreprises ont toutes leurs « salons de sieste » avec pour objectif de gagner en productivité (pas folle les guêpes). « La sieste permet de gagner du temps. Il est plus important de travailler efficacement que de travailler beaucoup», assure une employée de Hakuhodo, célèbre agence de communication. De nombreux Japonais souffrant de troubles du sommeil, c’est même le ministère de la Santé qui encourage ce sommeil réparateur sur le lieu de travail. Pour ceux qui n’ont pas de salle de repos, on a inventé un airbag à poser sur la table de travail. Sinon, il reste le shiatsu, très populaire au Japon et qui redonne de l’énergie.

 

Micro-sieste

Aux Etats-Unis, plusieurs entreprises permettent à leurs employés de profiter des bienfaits du « power nap », appelées « sieste flash » ou encore « micro-sieste » chez nous, une petite sieste revigorante de 5 à 20 minutes maximum. Google ou Procter & Gamble leur ont consacré un espace.

Ces micro-siestes du début d’après-midi sont un excellent moyen de dépasser la somnolence d’ après le repas du midi qui pas tant une question de digestion que de rythme biologique, souligne le Dr Joëlle Adrien, présidente du conseil scientifique de l’INSV (Institut National du Sommeil et de la Vigilance).

La micro-sieste a aussi donné naissance à une nouvelle idée marketing: le « bar à sieste ». L’un des premiers en Europe a ouvert il y a peu à Paris, un cocon dans lequel on peut se libérer de sa fatigue le temps d’un moment de détente dans un lit massant ou dans un fauteuil à apesanteur bercé par une musique zen ou en silence… (la sieste du bruit selon José Artur, comédien et fameux animateur radio de France Inter). Vu le prix (12 euros les 15 minutes), j’opterais plus pour un massage assis mais à vous de voir… Perso, je ne paie pas pour mes siestes, mais j’ai appris à les faire.

La sieste reste un sujet tabou au bureau, comme en témoigne Bruno Comby, auteur de « L’éloge de la sieste », pour qui « les entreprises ont remplacé la sieste par la machine à café » (un non sens) et qui ajoute que « dans nos sociétés judéo-chrétiennes, il y a une culpabilité à dormir le jour tandis que le sommeil de nuit ne pose pas problème ». Et certains entrepreneurs s’opposent à cette pratique innovante la considérant comme contre productive pour l’entreprise car la sieste est caractéristique des « esprits faibles ». Et bien voyez plutôt ça ! Quelques grands adeptes de la sieste : Victor Hugo, André Gide, Jacques Chirac, Napoléon, Winston Churchill et …Margaret Thatcher. Alors qui osera encore dire que la sieste est l’apanage des faibles et des fainéants ?

Et les compagnies d’assurance maladie allemandes sont de mon avis (ou plutôt moi du leur) : « une sieste d’un quart d’heure est aussi utile qu’une courte promenade à l’air libre, elle permet de lutter contre la fatigue ressentie après la pause déjeuner » souligne Ursula Maschall, experte chez Barmer.

 

Mise en condition

A priori, une bonne sieste peut se faire partout, même dans le métro, mais quelques conditions favorables et un peu d’entrainement vous aideront à en faire un moment vraiment réparateur, voire jouissif :

  • Coupez votre gsm (ou au moins, ni sonnerie, ni vibrations)
  • Préparez votre réveil et réglez le sur le temps voulu :
    • 2 à 5 minutes pour une sieste flash (LA sieste indiquée au boulot)
    • 20 à 30 minutes pour une sieste relax à privilégier le WE ou durant les vacances (j’en sors, mmm) et à éviter au boulot (votre boss risque de ne pas apprécier…et je serai d’accord avec lui)
    • 90 minutes pour les gros déficits de sommeil et qui allient sommeil lent et profond, réparateur physique, et sommeil paradoxal, réparateur psychique…mais si vous la faites au bureau…vous êtes viré.
    • Retirez vos chaussures et desserrez vos vêtements
    • Pour les débutants un lien obscur est plus approprié. Un lit aussi…mais au boulot, c’est plus dur ! Par contre pour les expérimentés, tout convient !
    • Evitez les températures extrêmes
    • Pour vous endormir :
      • Adoptez une respiration lente et régulière
      • Recherchez votre cohérence cardiaque en expirant une fois et demi le temps de votre inspiration
      • Respirez dans le ventre et gonflez bien les côtes sur le côté
      • Visualisez un lieu où vous vous sentez calme, détendu et en sécurité
      • Imaginez votre corps devenir lourd dans votre fauteuil
      • Et surtout…ne vous forcez pas ! Mieux vaut une relaxation profonde que de chercher le sommeil à tout prix. Ca n’a pas marché ? Persévérez en recommençant demain !

Vous craignez de ne pas vous réveiller ? Deux solutions s’offrent à vous : l’option  réveil de votre gsm (la mienne même si à force je n’en ai plus besoin) ou la version Salvador Dali, spécialiste incontesté de la sieste minute, voir peut-être son inventeur : prenez un objet métallique en main avant de vous endormir (Dali utilisait une petite cuillère), il finira bien par tomber et vous réveillera pile poil dans les temps.

Et pour ceux qui ont encore besoin de faits et de chiffres, je les invite à lire ce qui suit en appendice.

Bienfaits de la sieste

La sieste, même minute (pas besoin de « Sieste Royale » qui frise les 90 minutes et sont réservées aux gros déficits de sommeil) :

  • Réduit le stress
  • Rééquilibre le système nerveux
  • Améliore la mémoire
  • Développe la créativité
  • Limite les accidents cardiaques
  • Et les maladies cardio-vasculaires
  • Réduit le diabète
  • Aide à la réduction de prise de poids

Manque de sommeil

Parmi les facteurs favorisant les capacités physiques et intellectuelles, les spécialistes citent : le sommeil, devant l’alimentation équilibrée, l’activité physique et la lecture, selon l’enquête « sommeil et performance au quotidien », publiée par l’Institut national du sommeil et de la vigilance (INSV) et la MGEN (Mutuelle Générale de l’Education Nationale), deux institutions en France où a été instaurée une « Journée du sommeil » (le 16 mars dernier cette année).

L’activité physique régulière permet de se vider la tête et améliore la qualité du sommeil lent profond, le plus récupérateur, ajoute le professeur Damien Léger, mais si on fait du sport (jogging…) en soirée, il est bon de prendre une douche fraîche pour faire baisser la température du corps et faciliter le sommeil.

Quelques chiffres:

  • 45% des personnes interrogées estiment ne pas selon leurs besoins réels
  • 62% des français rencontrent au moins un trouble du sommeil
  • 48% des personnes interrogées notent une irritabilité due au manque de sommeil
  • 45% des personnes interrogées notent un impact sur leur capacité de concentration
  • 32% des personnes interrogées notent un impact sur leurs activités quotidiennes
  • 30% des personnes interrogées notent un impact sur leurs relations avec les autres

(Source: Etude de l’INPES, Institut National de Prévention et d’Education pour la santé, de 2008)

Une étude de l’INSV ajoute que:

  • 31% de la population dort moins de 6h par nuit, « ce qui reste préoccupant » car les gens qui n’ont réellement besoin que de 4 ou 5 heures ne sont pas légion, note le Pr Damien Léger, président de l’INSV.
  • 26% des Français sont touchés par la somnolence au point de s’endormir lors de situation monotone dans la journée
  • paradoxalement les 18-25 ans ont plus de problèmes de performance et de capacité à se concentrer et à mémoriser que les autres en raison de la privation ou la perturbation de leur sommeil

Christian Vrient

Mon article a été publié sur Psy.be ce 29/07/2017 et republier sur la page  Facebook de Psy.be  et on en parlait justement sur RTL hier soir… Coïncidence?

 

 

 

 

 

 

 

 

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La sylvothérapie ou L’énergie de l’arbre et sa sagesse

Un bel article en accord avec nos bains de forêt et nos walk and talk

Become a Leader

arbres-communiquent-entre-eux-4Saviez-vous que l’on peut se connecter aux arbres, et ainsi augmenter notre fréquence vibratoire ? Plus qu’une légende, c’est aujourd’hui démontré scientifiquement.

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Shiatsu : quand la pression soulage

Besoin de soigner votre mal de dos ou votre vague à l’âme ? Peut-être les deux à la fois ? Cousine de l’acupuncture, cette technique japonaise libère des stress de la vie par simple pression des doigts.

Un article paru sur psychologies.com

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Commençons par un peu de japonais pour comprendre la réalité du shiatsu (prononcez « shiatsou »). « Shi » signifie « doigts », « atsu », pression. C’est en effet avec ses doigts, et particulièrement avec ses pouces, que le praticien effectue des pressions – plus ou moins appuyées et plus ou moins longues – tout le long des méridiens, canaux invisibles dans lesquels circule l’énergie. Issu du « an-ma », un massage ancestral nippon, le shiatsu a été reconnu au Japon comme médecine à part entière en 1954.

Une thérapie corps-esprit

« Je suis venue au shiatsu à cause de mes insomnies, témoigne Julie. En une séance, le problème était résolu. » Agathe, elle, est allée consulter pour des troubles digestifs. « J’étais tellement tendue que j’avais des “nœuds” dans le ventre et des raideurs dans le cou. La séance m’a beaucoup relaxée. J’ai eu le sentiment de laisser un bon paquet de soucis sur le futon, je me suis sentie plus légère, et mes douleurs se sont estompées dès le lendemain. »

La magie du shiatsu réside dans cette capacité à soigner rapidement les maux du corps comme ceux de l’âme. Nombreux sont ceux qui viennent pour être soulagés d’une douleur physique, et repartent apaisés d’une souffrance morale. Le shiatsu n’est pas pour autant une thérapie miracle. Maladies chroniques, dépressions ou problèmes de dépendance ne se soignent pas en une séance. « Mais le shiatsu peut être d’une aide sérieuse », assure Isabelle Laading, praticienne et enseignante en Saône-et-Loire, auteur de “Shiatsu, voie d’équilibre” (Désiris, 1999). Le centre de désintoxication pour alcooliques où elle exerce a d’ailleurs obtenu le meilleur taux de réussite du département. Dans le cas de maladies graves – cancer, sida, maladie d’Alzheimer, etc. – le shiatsu ne guérit pas, mais peut soulager. Ainsi, plusieurs praticiens attestent qu’il permet d’atténuer les effets secondaires d’une chimiothérapie ou d’une trithérapie.

Il existe cependant des contre-indications. Un shiatsu ne devra pas être effectué sur des lésions ouvertes, des inflammations, des ulcères, ou dans le cas de malformations graves. Claude Didier, le secrétaire général de la Fédération française de shiatsu traditionnel (FFST), le déconseille aux grands asthmatiques et aux cardiaques. En cas de fragilité osseuse, surtout chez les enfants et les personnes âgées, la manipulation sera plus douce et, sur une femme enceinte, certains points abortifs ne seront pas travaillés.

Equilibrer le ki

Conserver ou restaurer cette énergie vitale qui nous anime – appelée ki au Japon, équivalent du qi (ou ch’i) en Chine – telle est la vocation du shiatsu. « Dans des conditions de bonne santé, l’énergie s’écoule librement et de façon équilibrée à travers les méridiens. Quand un fonctionnement inhabituel des organes internes ou une stimulation externe anormale se produit, l’énergie stagne, ce qui entraîne la maladie. Aussi, afin de guérir, l’énergie doit-elle être libérée et régularisée », explique maître Masunaga dans Zen Shiatsu (Trédaniel, 1985), livre de référence pour la plupart des praticiens français.

Suivant les principes de la médecine chinoise, le shiatsu stimule les points d’acupuncture qui manifestent un manque d’énergie et libère ceux qui ont accumulé un trop-plein. Il met véritablement le doigt là où ça fait mal. En s’attaquant aux causes et non aux symptômes, les effets bénéfiques peuvent parfois se faire attendre. Il arrive que l’on sorte de séance avec les mêmes maux, voire que l’on souffre, pendant deux ou trois jours, de nouveaux désagréments, comme des céphalées ou des insomnies. Inutile de s’inquiéter, c’est le signe que le corps se libère. Une image pour mieux comprendre : le corps est comme un lac ; lorsqu’un travail en profondeur y est effectué, cela peut faire des vagues.

Une “psychiatrie manuelle”

Le shiatsu peut également bousculer sur le plan psychique. En débloquant l’énergie, le praticien travaille en effet sur les « mémoires » du corps, ce qui explique que, suite à une pression, certains pleurent, d’autres rient ou évoquent de vieux souvenirs. En libérant le ki, le patient se libère de son passé, et souvent de traumatismes enfouis.

« Le shiatsu vous fait cheminer, dit joliment Isabelle Laading. Il permet une véritable ouverture intérieure. » Claude Didier va jusqu’à affirmer que « le shiatsu est une forme de psychiatrie manuelle ».

Efficace en cas de chagrin ou de déprime, il permet aussi d’être littéralement « mieux dans sa peau », de développer une pleine conscience de son schéma corporel. Massé de la tête aux pieds, de face comme de dos, le patient peut sentir chaque parcelle de son anatomie et percevoir son corps dans son ensemble. D’où ces commentaires entendus sur le futon : « Grâce au shiatsu, je me découvre ou je me retrouve. »

L’art du toucher

Dans ce travail d’autoguérison, le toucher relève de l’art. Le praticien doit, en effet, disposer d’une sensibilité tactile très fine pour sentir au bout de ses doigts les points d’acupuncture et leur état énergétique, mais aussi pour doser savamment sa pression et éviter toute souffrance à son patient, la stimulation d’un point trop chargé pouvant être extrêmement douloureuse. Personne ne peut donc s’improviser, après une formation d’un week-end, spécialiste en shiatsu. Deux à trois ans sont nécessaires pour être formé par la FFST en cours du soir, et la formation intensive d’Isabelle Laading compte près de deux cents heures.

Plusieurs niveaux d’enseignement se succèdent, permettant aux simples amateurs un apprentissage du shiatsu de détente, sans visée thérapeutique. C’est ce type de shiatsu que proposent les centres de remise en forme et les instituts de beauté, et les sociétés qui se déplacent en entreprise ou dans le métro pour dispenser des séances d’un quart d’heure : assis sur une chaise ergonomique, le salarié ou l’usager reçoit un massage sur le haut du corps, lieu où se concentre l’essentiel des tensions dues à la vie de bureau.
Certains ateliers incluent également la technique du « do-in », qui s’apparente à un auto-shiatsu. « Le do-in est une merveilleuse façon de se faire du bien, à soi-même et par soi-même », déclare

Anne-Béatrice Leygues, ostéopathe et auteur de Do-in, la voie de l’énergie (Le Rocher, 1995). « C’est bien, mais rien ne vaut d’être touché par quelqu’un d’autre, rappelle Claude Didier. La force du shiatsu se situe justement dans ce contact quasiment peau à peau. » Danielle Chevillon, praticienne et enseignante de renom, élève de Masunaga, confirme : « La relation née entre le thérapeute et le patient est primordiale, c’est à l’intérieur de cette rencontre que le travail va s’effectuer. »

Se sentir en confiance

Comment choisir son praticien ? Déterminez d’abord si vous préférez un homme ou une femme, une personne jeune ou plus mûre.
Ensuite, allez-y au « feeling », en respectant votre ressenti. Il est légitime de ne pas vouloir se faire toucher par quelqu’un qui ne vous met pas à l’aise, car pour pouvoir vous détendre et lâcher vos blocages, vous devez impérativement vous sentir en confiance.

Le shiatsu étant très codifié, vous pouvez aussi juger du respect de sa philosophie en vérifiant les points suivants :

  • A moins d’être emmitouflé dans trois pulls, vous pouvez rester vêtu.
  • Le shiatsu se pratique sur un futon posé à même le sol.
  • Toute séance se passe dans le silence. Les temps d’échanges verbaux sont réservés au début, pour établir un diagnostic énergétique, et à la fin, pour faire le point.
  • Un shiatsu doit toujours être complet, et débuter par le ventre ou le dos.
  • Une séance dure généralement une heure. Une série de trois séances, à une semaine d’intervalle, est conseillée pour les cas bénins.
  • Votre praticien doit se montrer respectueux du temps qui vous est nécessaire pour vous libérer de vos blocages, ne pas vous « pousser » dans votre prise de conscience ni imposer ses réponses.
  • Il doit faire preuve de compassion.
  • Il doit reconnaître les limites du shiatsu et savoir préconiser, si besoin est, le recours à la médecine classique ou à d’autres thérapies.
  • Il doit vous amener à réfléchir sur votre mode de vie – diététique, activité sportive, comportement face au stress, etc. – afin de vous aider à supprimer les causes de vos maux actuels.

Encore un peu de japonais. « Comment allez-vous ? » se dit « Genki de su ka ? », littéralement : « Etes-vous en accord avec votre souffle originel ? » Après quelques séances de shiatsu, peut-être pourrez-vous répondre oui.

De quel mal souffrez-vous ?

Le shiatsu traite autant les douleurs physiques que les états d’âme. Il est particulièrement efficace dans les cas de :

  • Douleurs physiques : mal au dos, problèmes digestifs et intestinaux, douleurs articulaires, migraines, mal de ventre dû aux règles, rhumes.
  • Etats d’âme : stress, nervosité, anxiété, troubles du sommeil, dépendances (tabagisme, boulimie, alcoolisme, etc.), fatigue (surmenage intellectuel, manque d’entrain, etc.), difficultés relationnelles, dépression nerveuse.

Shiatsu-acupuncture

Les neuf différences avec l’acupuncture :
1) Le shiatsu est une discipline japonaise qui date des années 50. L’acupuncture, l’un des pans de la médecine traditionnelle chinoise remontant au IIe millénaire avant Jésus-Christ
2) Le shiatsu se pratique avec les pouces ; l’acupuncture, avec des aiguilles.
3) Le shiatsu travaille sur l’ensemble des méridiens ; l’acupuncture traite des points particuliers.
4) Seul le shiatsu inclut des étirements, donc un travail sur les articulations et les muscles.
5) En shiatsu, il y a fusion du diagnostic et du traitement : chaque pression détermine l’état énergétique et le traite en même temps.
6) L’intuition et le ressenti jouent une part plus importante en shiatsu.
7) Par l’action du toucher, le praticien de shiatsu « partage » les souffrances de son patient ; l’acupuncture est plus « médicale ».
8) Le shiatsu peut se pratiquer sur soi ou en famille, dans un but de détente, sans visée thérapeutique.
9) L’acupuncture est généralement pratiquée par un médecin, ce qui n’est pas le cas du shiatsu.

Thérapie et forêt… de grands alliés!

« La vue, le toucher, l’ouïe, l’odorat, le goût…ne font qu’un seul et unique sens…le plaisir! » Anonyme

Venu du Japon, le Shinrin-Yoku (littéralement « Prendre l’atmosphère de la Forêt » ou « Bain de forêt », « Forest Bathing » en Anglais) est un terme  inventé par le ministère japonais de l’Agriculture, des Forêts et de la Pêche en 1982, et peut être définie comme la prise de contact avec et s’imprégner de l’atmosphère de la forêt.

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Il est reconnu au pays du soleil levant comme un moyen d’améliorer sa santé physique et psychologique.

Mais de quoi s’agit-il?

Marcher lentement, de 2 à 4 km maximum, dans une forêt ou un parc, en s’éloignant tant que possible des bruits de la ville pour stimuler les fonctions immunitaires, améliorer la qualité du sommeil, diminuer la tension artérielle, la fatigue, l’anxiété et la production  de cortisol, d’adrénalines, de vasopressine, … autant d’hormones présentes dans la production du stress. On ressent un grand bien-être s’installer progressivement dans tout le corps. Les effets sont de plus en plus durables au fur et à mesure des ballades.

5 raisons de prendre un bain de Forêt

Se ballader

Se balader de manière tranquille, comme une errance, une flânerie permettent à nos pieds de se promener.

Ne pas être dans l’exercice.

Ne pas être pressé.

Etre en vie et ressentir tous nos sens éveillés.

Sentir que la forêt dans laquelle nous nous promenons à quelque chose de bon à nous offrir.

Se balader au gré des sentiers est source de sérénité et nous permet de tutoyer nos rêves.

S’immerger dans la nature pour la comprendre, pour se comprendre.

« Contemplation rime avec compréhension » N. Hulot

« La nature dit toujours quelque chose » N. Hulot

Respirer

« Oublier de respirer est la seule distraction fatale » P. Perret

Les senteurs de la forêt sont le remède.

Les chênes, les bouleaux, les pins, les fougères, les champignons, le humus … en plein soleil, à l’ombre… tant de fragrances différentes et changeantes au cours de la journée qui offrent toutes leurs propres pouvoirs de guérison.

Inspirer,
Expirer,
un échange aussi ancien que le temps.

Et pourtant, bien respirer ne va pas de soi. Nous sommes biologiquement équipés pour une respiration optimale mais notre respiration est directement liée à nos émotions, nos affects qui la perturbent… et elle se modifie, s’accélère.

Entrer dans la méditation en marche, c’est agir sur la fréquence et l’amplitude de notre respiration, et calmer le flot des pensées et les émotions.

Toucher

La forêt vous invite à utiliser notre sens du toucher pour explorer le monde ou la nature.
Comment ressent-on la texture de l’écorce de hêtre? Quelle sensation différente vit-on entre le bouleau et l’orme?

Qu’éveille la caresse de la fougère sur vos mollets? Et celle du vent sur votre peau? Vous rappelez-vous le sentiment de la boue entre vos orteils? De l’eau ruisselante couler sur vos pieds nus?

L’air du matin retient dans sa rosée toute la mémoire de la nuit.

« L’amour est aveugle, il faut donc toucher. » Proverbe brésilien

Se Relaxer

Cette immersion en forêt est une pause qui met le virtuel et le numérique en pause, une déconnexion temporaire de nos vies gérées par nos écrans et nos téléphones. Une déconnexion rythmée par la respiration, la contemplation, la méditation en marche.

Prenez le temps de regarder de manière détendue une seule chose
pendant un long moment.
Vous verrez le détail qui a toujours été là et que vous n’aviez jamais remarqué. Regardez plus encore et laissez faire l’ombre et la lumière se jouer des accords harmonieux.

Guérir

« Seuls les sens peuvent guérir l’âme, tout comme l’âme seule peut guérir les sens. » O. Wilde

Nous évoluons avec et dans la nature de manière interdépendante, liés par des fils invisibles. Nous avons besoin de la nature. Elle a besoin de tous les éléments qui la compose.

S’immerger régulièrement dans la forêt, la nature, l’écosystème, c’est comprendre de façon intime la nécessité de le protéger.

« Contemplation rime avec compréhension » N. Hulot

L’interdépendance c’est « Quand ceci est, cela est ; quand ceci apparaît, cela apparaît … » Bouddha

Parlez-lui.  Faites-lui connaitre vos besoins. Voyez les siens.

Écoutez-la murmurer et laissez-vous guérir.

Et au niveau scientifique?

Au milieu des années 90, une série d’études scientifiques menées par des chercheurs nippons ont confirmé les nombreux mérites de ces immersions régulières en pleine nature.

Une des études les plus reconnues (1) passe en revue les recherches antérieures sur les effets physiologiques de Shinrin-yoku et présente de nouveaux résultats d’expériences menées sur le terrain dans 24 forêts à travers le Japon. Dans chaque expérience, 12 sujets (280 au total) ont visionné une zone de forêt ou une zone citadine.

Le premier jour, six sujets ont été envoyés à une zone de forêt, et les autres à une zone urbaine. Le deuxième jour, chaque groupe a été envoyé à l’autre zone. Le cortisol salivaire, la pression artérielle, le pouls et la variabilité de fréquence cardiaque (intervalle RR) ont été utilisés comme indices. Ces indices ont été mesurés dans la matinée avant le petit déjeuner et ensuite avant et après la marche et l’affichage.

L’intervalle RR a également été mesuré au cours des périodes de marche et de visualisation. Les résultats montrent que les milieux forestiers favorisent plus des concentrations plus faibles de cortisol, une diminution du taux de pulsation cardiaque, une diminution de la tension artérielle, une plus grande activité du système nerveux parasympathique et une diminution de l’activité du système nerveux sympathique que ne le font les environnements de la ville.

Ces résultats contribueront certainement à l’élaboration d’un domaine de recherche dédié aux qualités thérapeutiques de la forêt et appuie les bienfaits de la sylvothérapie (du latin « silva » qui signifie « bois ») en tant que médecine préventive.

(1) The physiological effects of Shinrin-yoku (taking in the forest atmosphere or forest bathing): evidence from field experiments in 24 forests across Japan. Park BJ, Tsunetsugu Y, Kasetani T, Kagawa T, Miyazaki Y.

Massage harmonisant et prévention du Burn Out

Le massage harmonisant vous offre un moment de relâchement profond. Il fait disparaitre  des tensions musculaires et psychologiques. Le lâcher prise dans lequel vous mènera votre thérapeute vous permettra de bénéficier des bienfaits du massage et à partir de cet instant vous oubliez vos tracas, vos dossiers en retard, en urgence et vous arrivez à un stade de pleine conscience du moment présent.

Vous retrouvez la sensation de votre corps douloureux par tant de tensions accumulées, découvrez sous les doigts de la masseuse les zones ou les tensions se sont accumulées en même temps que votre stress.

Ce travail pourtant physique de dénouer tous vos noeuds de tensions va avoir un impact sur votre bien-être psychologique. Dans les cas les plus extrêmes vous pouvez même commencer à rire, à pleurer ou souvent avoir envie de dormir ! Tout cela est assez normal quand vous n’avez plus l’habitude de vous donner du temps pour vous, pour vous relaxer en étant juste attentif à votre souffle, les zones contractées comme les épaules, le cou…

 

Le Burn out est un cercle vicieux que nous constatons chez certains de nos clients en particulier cadres ou personnel de direction. ils viennent souvent dans un état d’épuisement et nous disent comment cette heure de massage leur a fait du bien mais quand on leur explique qu’ils doivent le faire plus souvent soit avec un massage soit par la méditation ou le yoga , devinez quelle est leur réponse ?

« Je n’ai pas le temps ! »

Le cercle vicieux est là : parce que vous ne vous donnez pas le temps de sortir la tête du guidon, de prendre du recul, de vous ressourcer, vous vous enfoncez chaque jour un peu plus dans une activité frénétique de to do list sans fin qui finit malheureusement trop souvent par un arrêt maladie et parfois de longue durée.

Aux personnes qui arrivent avec une tension qui les handicapent tant les douleurs musculaires et celles liées aux tendons noués sont importantes nous recommandons un massage à l’huile chaude ou notre massage d’hiver actuel car il est plus doux que le massage thai traditionnel. L’huile chaude combinée avec un massage appuyée est royale pour chasser vos tensions même profondes.

A l’heure ou les cas de dépression au travail, de burn-out explosent, donnez vous ce temps car vous le méritez, votre corps en a besoin mais aussi votre entreprise

Marche et psychologie

Même si il apparait évident qu’une bonne promenade en forêt purifie le corps et l’esprit, la science met en avant que la marche peut également changer notre cerveau et être bénéfique au niveau psychologique.

Les bienfaits de la marche en vidéo

Une marche dans la nature réduit le flux de pensées négatives

Outre le sentiment presque instantané de calme et de bien-être qui accompagne une sortie en forêt et même, parfois, le simple fait d’arriver en forêt (en tout cas c’est mon cas), la marche peut également réduire nos ruminations constantes et inutiles, un peu comme en méditation. Nous sommes souvent, peu ou prou, envahis par des pensées négatives qui vont de paire avec de l’anxiété et les préoccupations du quotidien et qui peuvent même conduire au burn-out ou à la dépression.

De récentes études (citées en bas de texte), ont établi que “passer du temps dans la nature réduisait considérablement ces pensées négatives et obsessionnelles”.

Les chercheurs ont comparé les pensées de “différents participants, qui ont exercé une activité de randonnée en nature et en milieu urbain. Il en ressort que les personnes ayant marché pendant au moins 90 minutes dans un milieu naturel, présentaient moins de pensées négatives et une activité neuronale réduite dans le cortex préfrontal (zone du cerveau relative aux maladies mentales)”…alors que… “pour les personnes qui ont marché dans un milieu urbain, aucune baisse de pensées négatives n’a été constatée”.

“Les auteurs de l’étude ont noté que l’augmentation de l’urbanisation avait un lien étroit avec les phases de dépression et les maladies mentales.” Prendre le temps de décrocher du quotidien pour passer plus de temps dans la nature peut être extrêmement bénéfique pour notre bien-être physique et psychologique.

Le Walk and Talk « thérapie en marche », repose d’ailleurs sur ces principes et permet un meilleur ancrage, un meilleur ressenti et plus de connexion avec soi et donc une meilleure catharsis .

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L’activité de marche coupée de la technologie améliore la résolution de problèmes créatifs

Une analyse des psychologues Ruth Ann Atchley et David Strayer montre que la résolution de problèmes créatifs peut être drastiquement améliorée par le fait de se déconnecter de la technologie et surtout des écrans et de se reconnecter avec la nature.

« En forêt, pas de connexion internet, mais je vous garanti une merveilleuse connexion avec vous-même. »

Les participants à cette étude ont fait une randonnée de 4 jours en pleine nature en supprimant toute forme d’utilisation d’un moyen technologie. « On leur a demandé d’exécuter des tâches qui requièrent une pensée créatrice, ainsi que de résoudre des problèmes complexes ». Cela a été également demandé à un autre groupe non participant et « les chercheurs ont constaté que la résolution des problèmes avait augmenté de 50% chez les personnes qui ont pris part à cette excursion en nature ».

L’étude semble établir que le fait de « cumuler l’utilisation de la technologie et le vacarme urbain était incroyablement perturbateur, détournant absolument toute notre attention et concentration, ce qui affecte nos fonctions cognitives ». En revanche, une belle immersion dans la nature et la forêt principalement, sans technologie, peut réduire la fatigue physique et mentale, apaiser l’esprit, et améliorer nos pensées créatrices et notre raisonnement.

La marche peut, en outre, réduire les troubles de déficit de l’attention et l’hyperactivité chez l’enfant et est un excellent exercice pour stimuler notre matière grise.

L’exercice physique est excellent pour notre bien-être. La marche est un très bon moyen pour brûler entre 400 et 700 calories/h, selon le type de marche (randonnée, nordic walking ou autre), la durée et la difficulté du parcours. Elle est aussi plus respectueuse du corps que d’autres pratiques telles que la course à pied. Il est également prouvé que les personnes pratiquant un exercice régulier en extérieur restent en forme plus longtemps.

Des chercheurs de l’Université British Columbia ont établi que les randonnées augmentaient le volume de l’hippocampe, c’est-à-dire la partie du cerveau associée à la mémoire spatiale et épisodique, chez les femmes de plus de 70 ans. De tels exercices permettent de prévenir cette perte de mémoire.

Les études concluent également que la marche a une action bénéfique sur le stress et l’anxiété, augmente la confiance en soi et, comme toute activité physique, libère de l’endorphine.

Comment débuter en marche, marche nordique ou randonnée ?

La marche est une activité facile à exercer. Elle est aussi peu coûteuse!

Commencez doucement pour tester vos capacités. Et choisissez un groupe de marche an fonction de vos attentes sachant que vous y retrouverez toujours un côté convivial:

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  • Le Nordic Walking ou marche nordique: la plus sportive mais aussi la plus complète. Tous les clubs n’ont pas de cours adaptés à chaque vitesse. Renseignez-vous avant. Elle se pratique avec des nordic sticks et nécessite une initiation de 3 à 5 séances selon votre dextérité. Le matériel est assez peu coûteux mais nécessite de se renseigner sur la qualité des batons (et peu de magasins s’y connaissent vraiment; voyez plutôt les moniteurs et attendez votre initiation avant d’acheter) et des chaussures (de marche tige basse ou de trail pour plus de légèreté mais toujours en gore-tex… pour la pluie). Excellente pour le dos, les articulations (chevilles, hanches et genoux sont moins sollicités grâce à l’utilisation des bâtons qui vous transforment en quadrupèdes le temps d’une marche
  • Si vous êtes un loup solitaire, alors vous pouvez facilement trouver des parcours de marche non loin de chez vous en regardant sur internet. Mais évitez d’utilisez des App durant votre marche… on a dit : pas de connexion autre que celle avec soi-même et la nature!
  • La randonnée en groupe est une autre solution: des marches plus longues mais aussi plus lentes et moins cardio. Le matériel est simple: un bonne paire de chaussures de rando tige haute.

Assurez-vous également d’avoir des chaussures adaptées, une casquette ou un chapeau, une bouteille d’eau, et portez plusieurs couches de vêtements pour vous adapter à la météo et à l’intensité de votre parcours.

Alors à bientôt… au détour d’un sentier en Forêt de Soignes

Christian Vrient

Plus d’info: http://www.forestgym.be ou contact@forestgym.be

* « Physical Activity and Health: A Report of the Surgeon General. US Department of Health and Human Services, 1996

* « National Service Framework for Coronary Heart Disease. UK Department of Health, 2000

Article inspiré de “Des médecins expliquent comment la randonnée change réellement nos cerveaux” via http://share2give.eu/

 

Shiatsu & prévention du Burn-Out

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« Le journal le Parisien du 22 Janv. 2014 alertait sur le mal du siècle qui selon une étude publiée par le cabinet de prévention des risques Technologia, démontrait que le stress professionnel et en particulier, le «Burn out» guette 3,2 millions d’actifs en France. Le syndrome d’épuisement professionnel, ou burnout, combine une fatigue profonde, et un sentiment d’échec et de désintérêt dans le travail. Il est considéré comme le résultat d’un stress professionnel chronique (par exemple, lié à une surcharge de travail). Du latin ‘’stringere’’, stress signifie serrer, oppresser, étouffer, c’est l’angoisse, l’anxiété, le sentiment de détresse.  »

PHYSIOLOGIE

Le stress est pourtant physiologique et nécessaire quotidiennement. Grâce à lui, notre corps peut s’adapter à un environnement qui se modifie sans arrêt. Cependant une stimulation excessive et durable présente un risque potentiel de maladie. Il s’agit là d’une maladie de l’adaptation menant à un état pathologique . Parler de stress en Shiatsu, c’est parler de l’énergie mentale, le SHEN, décrit depuis plus de deux mille ans dans les traditions asiatiques.

Le stress est l’expression d’émotions plus ou moins vives faisant partie de notre vie quotidienne. Il est l’expression d’un des sept sentiments psychoaffectifs : joie, colère, soucis, réflexion, tristesse, peur, prudence.

Selon la médecine traditionnelle Chinoise, cette activité mentale, se trouve dans chacun des cinq organes, portant un nom spécifique. Ainsi, le Foie abrite le Hun (âme végétative, créative), celui de la Rate le Yi (pensée, réflexion, préoccupation, obsession), celui du Poumon le Po (âme sensitive), celui du Rein le Zhi (volonté), tous régie par le maître suprême, le Cœur qui abrite le Shen, synthèse des quatre autres esprits, comme la lumière blanche qui, diffractée, est composée de lumières élémentaires.

On considère ainsi dans cette approche que, dans cette relation organe-émotion, les organes affectent les émotions autant que les émotions affectent les organes. L’activité mentale ne peut donc pas être isolée du corps, c’est dire que la vie humaine est étroitement liée à l’existence de l’énergie mentale. Il n’y a pas, dans l’approche orientale, de séparation entre le corps et l’esprit pour la simple raison que les émotions ne sont que l’expression de l’activité physiologique des organes, qui gouvernent notre santé. Leur fonctionnement harmonieux conditionne donc notre équilibre

PHYSIO PATHOGENIE

Le stress est nécessaire pour notre vie quotidienne. A dose modérée, il est notre meilleur allié et même nécessaire à nos activités, à condition de pouvoir en maitriser les effets néfastes. Quand le stress attaque le mental, la maladie s’installe, avec une liste de dérèglements possibles assez éloquente.

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1) Troubles du Shen.

Sur plan psychique, le shen blessé par le stress, engendre l’affolement, et la perte du contrôle de soi. D’autres troubles psycho-somatiques se traduisent de façon corrélée par des signes tels que de troubles cardio-vasculaires, de palpitations cardiaques, de tachycardie, de l’hyper ou de l’hypotension artérielle, de l’anémie, de l’insomnie etc. L’explication scientifique démontre de façon analogue que l’action de catécholamines suite à des stress, a des effets sur le Cœur comme les maladies coronaires, infarctus du myocarde, maladies hypertensives, des troubles du rythme cardiaque, etc.

2) Troubles du Foie:

Sur le plan psychique : angoisse, peur, tristesse excessive incontrôlable, amnésie, psychose, délires, et confusion mentale. Sur le plan somatique : dérèglement du système musculo-tendineux. Fibromyalgie, la spasmophilie ou des plaintes somatiques, syndrome de fatigue chronique. Chez les coxarthroses, on observe la quasi-constance des antécédents de stress psycho-émotionnel, tout comme la poussée de sclérose en plaques fait souvent  suite à un stress. Baisse de l’acuité visuelle, des troubles de la vue, risque de glaucome, conjonctivite, douleur oculaire etc.

3) Troubles de la Rate et de l’appareil digestif :

Sur le plan psychique : l’anxiété, les soucis. Sur le plan somatique : troubles digestifs, aérophagie, ulcère gastrique, pancréatite, colopathie, hémorragie gastrique sont les classiques tributs de l’émotion.

4) Troubles du Poumon, traduits par :

Sur le plan psychique : la tristesse, le soupir, la gêne respiratoire. Sur le plan somatique : maladies cutanées tels que la dermatose, la sudation abondante, l’eczéma, l’urticaire, le psoriasis à la suite d’un stress important.

5) Troubles du Rein.

Sur le plan psychique : Des stress trop importants sur le rein blessent le Zhi (volonté). Le Zhi blessé occasionne l’oubli, la peur. Des troubles sensoriels tels que les vertiges, les acouphènes peuvent être notés. Les plaintes somatiques de lombalgie chronique, de spermatorrhée, de rachialgie, de raideur vertébrale (nuque, dos), d’ostéalgie, sont souvent les motifs de consultation. La baisse de la libido et les troubles de la fécondité ne sont pas rares etc.

Tous ces désordres débutent en premier temps par les manifestations fonctionnelles, et évoluent si rien n’est fait, vers l’organicité.

Le stress sème le désordre dans l’ensemble de l’organisme et perturbe dans tous les sens aussi bien au sens propre qu’au sens figuré. Il cause de gros dégâts, et se cache sous de multiples facettes avec une symptomatologie polymorphe, de la fatigue à l’insomnie rebelle, des troubles de la mémoire à la dépression nerveuse voire la confusion mentale.

Il ne tient donc qu’à nous, individuellement, dans une société, et un mode de vie que nous choisirons, de bien le gérer, de le maîtriser, de l’apprivoiser par une hygiène de vie, de sobriété, de simplicité, de sérénité et de modération. C’est notre seule et unique issue à la fois efficace et sécurisante. »

 

 

 

 

 

 

 

 

Un article de Fabrice Vetault sur http://cabinet-shiatsu.fr/shiatsu-et-prevention-du-burn-out/#sthash.lBZwS6dJ.dpuf