Eloge de la sieste

sieste

Assis sur la terrasse de la maison ferretcapienne que nous occupons pour les vacances cet été…je cherche l’inspiration. « Tu vas écrire un article sur la sieste ? C’est une blague ou quoi ? », me dit mon ado. Et son amie d’enfance de renchérir : « Mais pourquoi la sieste ? Y a pas d’autres sujets ? ».

Je dois avouer qu’ado et pas du tout coutumier avec cette pratique dans ma famille, je ne comprenais pas ces moments que s’accordait mon beau-père après le déjeuner du week-end. Ma mère, pour qui se coucher tard, ne dispense pas de se lever tôt, n’y voyait pourtant aucun inconvénient apparent mais ne s’y adonnait pas elle-même. Elle restait plutôt dans cette forme d’activité permanente si habituelle dans mon entourage où ne rien faire et se reposer est plutôt synonyme de fainéantise, une vision des choses qui a rythmé ma jeunesse. C’est pourtant lui qui avait raison…

« En Provence, le soleil se lève deux fois, le matin et après la sieste » a dit Yvan Audouard, journaliste et écrivain qui a tant fait parler Fernandel pour qui « Le tango Corse, c’est de la sieste organisée ». Et c’est bien de cela qu’il s’agit. La sieste n’est pas une paresse mais bien la promesse d’un deuxième départ dans la journée.

Cette tradition ancestrale si présente dans le sud, l’est aussi au Japon, et pas seulement sous les cerisiers le printemps venu. On fait aussi la sieste au bureau, où c’est une pratique courante. Les grandes entreprises ont toutes leurs « salons de sieste » avec pour objectif de gagner en productivité (pas folle les guêpes). « La sieste permet de gagner du temps. Il est plus important de travailler efficacement que de travailler beaucoup», assure une employée de Hakuhodo, célèbre agence de communication. De nombreux Japonais souffrant de troubles du sommeil, c’est même le ministère de la Santé qui encourage ce sommeil réparateur sur le lieu de travail. Pour ceux qui n’ont pas de salle de repos, on a inventé un airbag à poser sur la table de travail. Sinon, il reste le shiatsu, très populaire au Japon et qui redonne de l’énergie.

 

Micro-sieste

Aux Etats-Unis, plusieurs entreprises permettent à leurs employés de profiter des bienfaits du « power nap », appelées « sieste flash » ou encore « micro-sieste » chez nous, une petite sieste revigorante de 5 à 20 minutes maximum. Google ou Procter & Gamble leur ont consacré un espace.

Ces micro-siestes du début d’après-midi sont un excellent moyen de dépasser la somnolence d’ après le repas du midi qui pas tant une question de digestion que de rythme biologique, souligne le Dr Joëlle Adrien, présidente du conseil scientifique de l’INSV (Institut National du Sommeil et de la Vigilance).

La micro-sieste a aussi donné naissance à une nouvelle idée marketing: le « bar à sieste ». L’un des premiers en Europe a ouvert il y a peu à Paris, un cocon dans lequel on peut se libérer de sa fatigue le temps d’un moment de détente dans un lit massant ou dans un fauteuil à apesanteur bercé par une musique zen ou en silence… (la sieste du bruit selon José Artur, comédien et fameux animateur radio de France Inter). Vu le prix (12 euros les 15 minutes), j’opterais plus pour un massage assis mais à vous de voir… Perso, je ne paie pas pour mes siestes, mais j’ai appris à les faire.

La sieste reste un sujet tabou au bureau, comme en témoigne Bruno Comby, auteur de « L’éloge de la sieste », pour qui « les entreprises ont remplacé la sieste par la machine à café » (un non sens) et qui ajoute que « dans nos sociétés judéo-chrétiennes, il y a une culpabilité à dormir le jour tandis que le sommeil de nuit ne pose pas problème ». Et certains entrepreneurs s’opposent à cette pratique innovante la considérant comme contre productive pour l’entreprise car la sieste est caractéristique des « esprits faibles ». Et bien voyez plutôt ça ! Quelques grands adeptes de la sieste : Victor Hugo, André Gide, Jacques Chirac, Napoléon, Winston Churchill et …Margaret Thatcher. Alors qui osera encore dire que la sieste est l’apanage des faibles et des fainéants ?

Et les compagnies d’assurance maladie allemandes sont de mon avis (ou plutôt moi du leur) : « une sieste d’un quart d’heure est aussi utile qu’une courte promenade à l’air libre, elle permet de lutter contre la fatigue ressentie après la pause déjeuner » souligne Ursula Maschall, experte chez Barmer.

 

Mise en condition

A priori, une bonne sieste peut se faire partout, même dans le métro, mais quelques conditions favorables et un peu d’entrainement vous aideront à en faire un moment vraiment réparateur, voire jouissif :

  • Coupez votre gsm (ou au moins, ni sonnerie, ni vibrations)
  • Préparez votre réveil et réglez le sur le temps voulu :
    • 2 à 5 minutes pour une sieste flash (LA sieste indiquée au boulot)
    • 20 à 30 minutes pour une sieste relax à privilégier le WE ou durant les vacances (j’en sors, mmm) et à éviter au boulot (votre boss risque de ne pas apprécier…et je serai d’accord avec lui)
    • 90 minutes pour les gros déficits de sommeil et qui allient sommeil lent et profond, réparateur physique, et sommeil paradoxal, réparateur psychique…mais si vous la faites au bureau…vous êtes viré.
    • Retirez vos chaussures et desserrez vos vêtements
    • Pour les débutants un lien obscur est plus approprié. Un lit aussi…mais au boulot, c’est plus dur ! Par contre pour les expérimentés, tout convient !
    • Evitez les températures extrêmes
    • Pour vous endormir :
      • Adoptez une respiration lente et régulière
      • Recherchez votre cohérence cardiaque en expirant une fois et demi le temps de votre inspiration
      • Respirez dans le ventre et gonflez bien les côtes sur le côté
      • Visualisez un lieu où vous vous sentez calme, détendu et en sécurité
      • Imaginez votre corps devenir lourd dans votre fauteuil
      • Et surtout…ne vous forcez pas ! Mieux vaut une relaxation profonde que de chercher le sommeil à tout prix. Ca n’a pas marché ? Persévérez en recommençant demain !

Vous craignez de ne pas vous réveiller ? Deux solutions s’offrent à vous : l’option  réveil de votre gsm (la mienne même si à force je n’en ai plus besoin) ou la version Salvador Dali, spécialiste incontesté de la sieste minute, voir peut-être son inventeur : prenez un objet métallique en main avant de vous endormir (Dali utilisait une petite cuillère), il finira bien par tomber et vous réveillera pile poil dans les temps.

Et pour ceux qui ont encore besoin de faits et de chiffres, je les invite à lire ce qui suit en appendice.

Bienfaits de la sieste

La sieste, même minute (pas besoin de « Sieste Royale » qui frise les 90 minutes et sont réservées aux gros déficits de sommeil) :

  • Réduit le stress
  • Rééquilibre le système nerveux
  • Améliore la mémoire
  • Développe la créativité
  • Limite les accidents cardiaques
  • Et les maladies cardio-vasculaires
  • Réduit le diabète
  • Aide à la réduction de prise de poids

Manque de sommeil

Parmi les facteurs favorisant les capacités physiques et intellectuelles, les spécialistes citent : le sommeil, devant l’alimentation équilibrée, l’activité physique et la lecture, selon l’enquête « sommeil et performance au quotidien », publiée par l’Institut national du sommeil et de la vigilance (INSV) et la MGEN (Mutuelle Générale de l’Education Nationale), deux institutions en France où a été instaurée une « Journée du sommeil » (le 16 mars dernier cette année).

L’activité physique régulière permet de se vider la tête et améliore la qualité du sommeil lent profond, le plus récupérateur, ajoute le professeur Damien Léger, mais si on fait du sport (jogging…) en soirée, il est bon de prendre une douche fraîche pour faire baisser la température du corps et faciliter le sommeil.

Quelques chiffres:

  • 45% des personnes interrogées estiment ne pas selon leurs besoins réels
  • 62% des français rencontrent au moins un trouble du sommeil
  • 48% des personnes interrogées notent une irritabilité due au manque de sommeil
  • 45% des personnes interrogées notent un impact sur leur capacité de concentration
  • 32% des personnes interrogées notent un impact sur leurs activités quotidiennes
  • 30% des personnes interrogées notent un impact sur leurs relations avec les autres

(Source: Etude de l’INPES, Institut National de Prévention et d’Education pour la santé, de 2008)

Une étude de l’INSV ajoute que:

  • 31% de la population dort moins de 6h par nuit, « ce qui reste préoccupant » car les gens qui n’ont réellement besoin que de 4 ou 5 heures ne sont pas légion, note le Pr Damien Léger, président de l’INSV.
  • 26% des Français sont touchés par la somnolence au point de s’endormir lors de situation monotone dans la journée
  • paradoxalement les 18-25 ans ont plus de problèmes de performance et de capacité à se concentrer et à mémoriser que les autres en raison de la privation ou la perturbation de leur sommeil

Christian Vrient

Mon article a été publié sur Psy.be ce 29/07/2017 et republier sur la page  Facebook de Psy.be  et on en parlait justement sur RTL hier soir… Coïncidence?

 

 

 

 

 

 

 

 

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La sylvothérapie ou L’énergie de l’arbre et sa sagesse

Un bel article en accord avec nos bains de forêt et nos walk and talk

Become a Leader

arbres-communiquent-entre-eux-4Saviez-vous que l’on peut se connecter aux arbres, et ainsi augmenter notre fréquence vibratoire ? Plus qu’une légende, c’est aujourd’hui démontré scientifiquement.

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Shiatsu : quand la pression soulage

Besoin de soigner votre mal de dos ou votre vague à l’âme ? Peut-être les deux à la fois ? Cousine de l’acupuncture, cette technique japonaise libère des stress de la vie par simple pression des doigts.

Un article paru sur psychologies.com

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Commençons par un peu de japonais pour comprendre la réalité du shiatsu (prononcez « shiatsou »). « Shi » signifie « doigts », « atsu », pression. C’est en effet avec ses doigts, et particulièrement avec ses pouces, que le praticien effectue des pressions – plus ou moins appuyées et plus ou moins longues – tout le long des méridiens, canaux invisibles dans lesquels circule l’énergie. Issu du « an-ma », un massage ancestral nippon, le shiatsu a été reconnu au Japon comme médecine à part entière en 1954.

Une thérapie corps-esprit

« Je suis venue au shiatsu à cause de mes insomnies, témoigne Julie. En une séance, le problème était résolu. » Agathe, elle, est allée consulter pour des troubles digestifs. « J’étais tellement tendue que j’avais des “nœuds” dans le ventre et des raideurs dans le cou. La séance m’a beaucoup relaxée. J’ai eu le sentiment de laisser un bon paquet de soucis sur le futon, je me suis sentie plus légère, et mes douleurs se sont estompées dès le lendemain. »

La magie du shiatsu réside dans cette capacité à soigner rapidement les maux du corps comme ceux de l’âme. Nombreux sont ceux qui viennent pour être soulagés d’une douleur physique, et repartent apaisés d’une souffrance morale. Le shiatsu n’est pas pour autant une thérapie miracle. Maladies chroniques, dépressions ou problèmes de dépendance ne se soignent pas en une séance. « Mais le shiatsu peut être d’une aide sérieuse », assure Isabelle Laading, praticienne et enseignante en Saône-et-Loire, auteur de “Shiatsu, voie d’équilibre” (Désiris, 1999). Le centre de désintoxication pour alcooliques où elle exerce a d’ailleurs obtenu le meilleur taux de réussite du département. Dans le cas de maladies graves – cancer, sida, maladie d’Alzheimer, etc. – le shiatsu ne guérit pas, mais peut soulager. Ainsi, plusieurs praticiens attestent qu’il permet d’atténuer les effets secondaires d’une chimiothérapie ou d’une trithérapie.

Il existe cependant des contre-indications. Un shiatsu ne devra pas être effectué sur des lésions ouvertes, des inflammations, des ulcères, ou dans le cas de malformations graves. Claude Didier, le secrétaire général de la Fédération française de shiatsu traditionnel (FFST), le déconseille aux grands asthmatiques et aux cardiaques. En cas de fragilité osseuse, surtout chez les enfants et les personnes âgées, la manipulation sera plus douce et, sur une femme enceinte, certains points abortifs ne seront pas travaillés.

Equilibrer le ki

Conserver ou restaurer cette énergie vitale qui nous anime – appelée ki au Japon, équivalent du qi (ou ch’i) en Chine – telle est la vocation du shiatsu. « Dans des conditions de bonne santé, l’énergie s’écoule librement et de façon équilibrée à travers les méridiens. Quand un fonctionnement inhabituel des organes internes ou une stimulation externe anormale se produit, l’énergie stagne, ce qui entraîne la maladie. Aussi, afin de guérir, l’énergie doit-elle être libérée et régularisée », explique maître Masunaga dans Zen Shiatsu (Trédaniel, 1985), livre de référence pour la plupart des praticiens français.

Suivant les principes de la médecine chinoise, le shiatsu stimule les points d’acupuncture qui manifestent un manque d’énergie et libère ceux qui ont accumulé un trop-plein. Il met véritablement le doigt là où ça fait mal. En s’attaquant aux causes et non aux symptômes, les effets bénéfiques peuvent parfois se faire attendre. Il arrive que l’on sorte de séance avec les mêmes maux, voire que l’on souffre, pendant deux ou trois jours, de nouveaux désagréments, comme des céphalées ou des insomnies. Inutile de s’inquiéter, c’est le signe que le corps se libère. Une image pour mieux comprendre : le corps est comme un lac ; lorsqu’un travail en profondeur y est effectué, cela peut faire des vagues.

Une “psychiatrie manuelle”

Le shiatsu peut également bousculer sur le plan psychique. En débloquant l’énergie, le praticien travaille en effet sur les « mémoires » du corps, ce qui explique que, suite à une pression, certains pleurent, d’autres rient ou évoquent de vieux souvenirs. En libérant le ki, le patient se libère de son passé, et souvent de traumatismes enfouis.

« Le shiatsu vous fait cheminer, dit joliment Isabelle Laading. Il permet une véritable ouverture intérieure. » Claude Didier va jusqu’à affirmer que « le shiatsu est une forme de psychiatrie manuelle ».

Efficace en cas de chagrin ou de déprime, il permet aussi d’être littéralement « mieux dans sa peau », de développer une pleine conscience de son schéma corporel. Massé de la tête aux pieds, de face comme de dos, le patient peut sentir chaque parcelle de son anatomie et percevoir son corps dans son ensemble. D’où ces commentaires entendus sur le futon : « Grâce au shiatsu, je me découvre ou je me retrouve. »

L’art du toucher

Dans ce travail d’autoguérison, le toucher relève de l’art. Le praticien doit, en effet, disposer d’une sensibilité tactile très fine pour sentir au bout de ses doigts les points d’acupuncture et leur état énergétique, mais aussi pour doser savamment sa pression et éviter toute souffrance à son patient, la stimulation d’un point trop chargé pouvant être extrêmement douloureuse. Personne ne peut donc s’improviser, après une formation d’un week-end, spécialiste en shiatsu. Deux à trois ans sont nécessaires pour être formé par la FFST en cours du soir, et la formation intensive d’Isabelle Laading compte près de deux cents heures.

Plusieurs niveaux d’enseignement se succèdent, permettant aux simples amateurs un apprentissage du shiatsu de détente, sans visée thérapeutique. C’est ce type de shiatsu que proposent les centres de remise en forme et les instituts de beauté, et les sociétés qui se déplacent en entreprise ou dans le métro pour dispenser des séances d’un quart d’heure : assis sur une chaise ergonomique, le salarié ou l’usager reçoit un massage sur le haut du corps, lieu où se concentre l’essentiel des tensions dues à la vie de bureau.
Certains ateliers incluent également la technique du « do-in », qui s’apparente à un auto-shiatsu. « Le do-in est une merveilleuse façon de se faire du bien, à soi-même et par soi-même », déclare

Anne-Béatrice Leygues, ostéopathe et auteur de Do-in, la voie de l’énergie (Le Rocher, 1995). « C’est bien, mais rien ne vaut d’être touché par quelqu’un d’autre, rappelle Claude Didier. La force du shiatsu se situe justement dans ce contact quasiment peau à peau. » Danielle Chevillon, praticienne et enseignante de renom, élève de Masunaga, confirme : « La relation née entre le thérapeute et le patient est primordiale, c’est à l’intérieur de cette rencontre que le travail va s’effectuer. »

Se sentir en confiance

Comment choisir son praticien ? Déterminez d’abord si vous préférez un homme ou une femme, une personne jeune ou plus mûre.
Ensuite, allez-y au « feeling », en respectant votre ressenti. Il est légitime de ne pas vouloir se faire toucher par quelqu’un qui ne vous met pas à l’aise, car pour pouvoir vous détendre et lâcher vos blocages, vous devez impérativement vous sentir en confiance.

Le shiatsu étant très codifié, vous pouvez aussi juger du respect de sa philosophie en vérifiant les points suivants :

  • A moins d’être emmitouflé dans trois pulls, vous pouvez rester vêtu.
  • Le shiatsu se pratique sur un futon posé à même le sol.
  • Toute séance se passe dans le silence. Les temps d’échanges verbaux sont réservés au début, pour établir un diagnostic énergétique, et à la fin, pour faire le point.
  • Un shiatsu doit toujours être complet, et débuter par le ventre ou le dos.
  • Une séance dure généralement une heure. Une série de trois séances, à une semaine d’intervalle, est conseillée pour les cas bénins.
  • Votre praticien doit se montrer respectueux du temps qui vous est nécessaire pour vous libérer de vos blocages, ne pas vous « pousser » dans votre prise de conscience ni imposer ses réponses.
  • Il doit faire preuve de compassion.
  • Il doit reconnaître les limites du shiatsu et savoir préconiser, si besoin est, le recours à la médecine classique ou à d’autres thérapies.
  • Il doit vous amener à réfléchir sur votre mode de vie – diététique, activité sportive, comportement face au stress, etc. – afin de vous aider à supprimer les causes de vos maux actuels.

Encore un peu de japonais. « Comment allez-vous ? » se dit « Genki de su ka ? », littéralement : « Etes-vous en accord avec votre souffle originel ? » Après quelques séances de shiatsu, peut-être pourrez-vous répondre oui.

De quel mal souffrez-vous ?

Le shiatsu traite autant les douleurs physiques que les états d’âme. Il est particulièrement efficace dans les cas de :

  • Douleurs physiques : mal au dos, problèmes digestifs et intestinaux, douleurs articulaires, migraines, mal de ventre dû aux règles, rhumes.
  • Etats d’âme : stress, nervosité, anxiété, troubles du sommeil, dépendances (tabagisme, boulimie, alcoolisme, etc.), fatigue (surmenage intellectuel, manque d’entrain, etc.), difficultés relationnelles, dépression nerveuse.

Shiatsu-acupuncture

Les neuf différences avec l’acupuncture :
1) Le shiatsu est une discipline japonaise qui date des années 50. L’acupuncture, l’un des pans de la médecine traditionnelle chinoise remontant au IIe millénaire avant Jésus-Christ
2) Le shiatsu se pratique avec les pouces ; l’acupuncture, avec des aiguilles.
3) Le shiatsu travaille sur l’ensemble des méridiens ; l’acupuncture traite des points particuliers.
4) Seul le shiatsu inclut des étirements, donc un travail sur les articulations et les muscles.
5) En shiatsu, il y a fusion du diagnostic et du traitement : chaque pression détermine l’état énergétique et le traite en même temps.
6) L’intuition et le ressenti jouent une part plus importante en shiatsu.
7) Par l’action du toucher, le praticien de shiatsu « partage » les souffrances de son patient ; l’acupuncture est plus « médicale ».
8) Le shiatsu peut se pratiquer sur soi ou en famille, dans un but de détente, sans visée thérapeutique.
9) L’acupuncture est généralement pratiquée par un médecin, ce qui n’est pas le cas du shiatsu.

Massage harmonisant et prévention du Burn Out

Le massage harmonisant vous offre un moment de relâchement profond. Il fait disparaitre  des tensions musculaires et psychologiques. Le lâcher prise dans lequel vous mènera votre thérapeute vous permettra de bénéficier des bienfaits du massage et à partir de cet instant vous oubliez vos tracas, vos dossiers en retard, en urgence et vous arrivez à un stade de pleine conscience du moment présent.

Vous retrouvez la sensation de votre corps douloureux par tant de tensions accumulées, découvrez sous les doigts de la masseuse les zones ou les tensions se sont accumulées en même temps que votre stress.

Ce travail pourtant physique de dénouer tous vos noeuds de tensions va avoir un impact sur votre bien-être psychologique. Dans les cas les plus extrêmes vous pouvez même commencer à rire, à pleurer ou souvent avoir envie de dormir ! Tout cela est assez normal quand vous n’avez plus l’habitude de vous donner du temps pour vous, pour vous relaxer en étant juste attentif à votre souffle, les zones contractées comme les épaules, le cou…

 

Le Burn out est un cercle vicieux que nous constatons chez certains de nos clients en particulier cadres ou personnel de direction. ils viennent souvent dans un état d’épuisement et nous disent comment cette heure de massage leur a fait du bien mais quand on leur explique qu’ils doivent le faire plus souvent soit avec un massage soit par la méditation ou le yoga , devinez quelle est leur réponse ?

« Je n’ai pas le temps ! »

Le cercle vicieux est là : parce que vous ne vous donnez pas le temps de sortir la tête du guidon, de prendre du recul, de vous ressourcer, vous vous enfoncez chaque jour un peu plus dans une activité frénétique de to do list sans fin qui finit malheureusement trop souvent par un arrêt maladie et parfois de longue durée.

Aux personnes qui arrivent avec une tension qui les handicapent tant les douleurs musculaires et celles liées aux tendons noués sont importantes nous recommandons un massage à l’huile chaude ou notre massage d’hiver actuel car il est plus doux que le massage thai traditionnel. L’huile chaude combinée avec un massage appuyée est royale pour chasser vos tensions même profondes.

A l’heure ou les cas de dépression au travail, de burn-out explosent, donnez vous ce temps car vous le méritez, votre corps en a besoin mais aussi votre entreprise

Marche et psychologie

Même si il apparait évident qu’une bonne promenade en forêt purifie le corps et l’esprit, la science met en avant que la marche peut également changer notre cerveau et être bénéfique au niveau psychologique.

Les bienfaits de la marche en vidéo

Une marche dans la nature réduit le flux de pensées négatives

Outre le sentiment presque instantané de calme et de bien-être qui accompagne une sortie en forêt et même, parfois, le simple fait d’arriver en forêt (en tout cas c’est mon cas), la marche peut également réduire nos ruminations constantes et inutiles, un peu comme en méditation. Nous sommes souvent, peu ou prou, envahis par des pensées négatives qui vont de paire avec de l’anxiété et les préoccupations du quotidien et qui peuvent même conduire au burn-out ou à la dépression.

De récentes études (citées en bas de texte), ont établi que “passer du temps dans la nature réduisait considérablement ces pensées négatives et obsessionnelles”.

Les chercheurs ont comparé les pensées de “différents participants, qui ont exercé une activité de randonnée en nature et en milieu urbain. Il en ressort que les personnes ayant marché pendant au moins 90 minutes dans un milieu naturel, présentaient moins de pensées négatives et une activité neuronale réduite dans le cortex préfrontal (zone du cerveau relative aux maladies mentales)”…alors que… “pour les personnes qui ont marché dans un milieu urbain, aucune baisse de pensées négatives n’a été constatée”.

“Les auteurs de l’étude ont noté que l’augmentation de l’urbanisation avait un lien étroit avec les phases de dépression et les maladies mentales.” Prendre le temps de décrocher du quotidien pour passer plus de temps dans la nature peut être extrêmement bénéfique pour notre bien-être physique et psychologique.

Le Walk and Talk « thérapie en marche », repose d’ailleurs sur ces principes et permet un meilleur ancrage, un meilleur ressenti et plus de connexion avec soi et donc une meilleure catharsis .

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L’activité de marche coupée de la technologie améliore la résolution de problèmes créatifs

Une analyse des psychologues Ruth Ann Atchley et David Strayer montre que la résolution de problèmes créatifs peut être drastiquement améliorée par le fait de se déconnecter de la technologie et surtout des écrans et de se reconnecter avec la nature.

« En forêt, pas de connexion internet, mais je vous garanti une merveilleuse connexion avec vous-même. »

Les participants à cette étude ont fait une randonnée de 4 jours en pleine nature en supprimant toute forme d’utilisation d’un moyen technologie. « On leur a demandé d’exécuter des tâches qui requièrent une pensée créatrice, ainsi que de résoudre des problèmes complexes ». Cela a été également demandé à un autre groupe non participant et « les chercheurs ont constaté que la résolution des problèmes avait augmenté de 50% chez les personnes qui ont pris part à cette excursion en nature ».

L’étude semble établir que le fait de « cumuler l’utilisation de la technologie et le vacarme urbain était incroyablement perturbateur, détournant absolument toute notre attention et concentration, ce qui affecte nos fonctions cognitives ». En revanche, une belle immersion dans la nature et la forêt principalement, sans technologie, peut réduire la fatigue physique et mentale, apaiser l’esprit, et améliorer nos pensées créatrices et notre raisonnement.

La marche peut, en outre, réduire les troubles de déficit de l’attention et l’hyperactivité chez l’enfant et est un excellent exercice pour stimuler notre matière grise.

L’exercice physique est excellent pour notre bien-être. La marche est un très bon moyen pour brûler entre 400 et 700 calories/h, selon le type de marche (randonnée, nordic walking ou autre), la durée et la difficulté du parcours. Elle est aussi plus respectueuse du corps que d’autres pratiques telles que la course à pied. Il est également prouvé que les personnes pratiquant un exercice régulier en extérieur restent en forme plus longtemps.

Des chercheurs de l’Université British Columbia ont établi que les randonnées augmentaient le volume de l’hippocampe, c’est-à-dire la partie du cerveau associée à la mémoire spatiale et épisodique, chez les femmes de plus de 70 ans. De tels exercices permettent de prévenir cette perte de mémoire.

Les études concluent également que la marche a une action bénéfique sur le stress et l’anxiété, augmente la confiance en soi et, comme toute activité physique, libère de l’endorphine.

Comment débuter en marche, marche nordique ou randonnée ?

La marche est une activité facile à exercer. Elle est aussi peu coûteuse!

Commencez doucement pour tester vos capacités. Et choisissez un groupe de marche an fonction de vos attentes sachant que vous y retrouverez toujours un côté convivial:

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  • Le Nordic Walking ou marche nordique: la plus sportive mais aussi la plus complète. Tous les clubs n’ont pas de cours adaptés à chaque vitesse. Renseignez-vous avant. Elle se pratique avec des nordic sticks et nécessite une initiation de 3 à 5 séances selon votre dextérité. Le matériel est assez peu coûteux mais nécessite de se renseigner sur la qualité des batons (et peu de magasins s’y connaissent vraiment; voyez plutôt les moniteurs et attendez votre initiation avant d’acheter) et des chaussures (de marche tige basse ou de trail pour plus de légèreté mais toujours en gore-tex… pour la pluie). Excellente pour le dos, les articulations (chevilles, hanches et genoux sont moins sollicités grâce à l’utilisation des bâtons qui vous transforment en quadrupèdes le temps d’une marche
  • Si vous êtes un loup solitaire, alors vous pouvez facilement trouver des parcours de marche non loin de chez vous en regardant sur internet. Mais évitez d’utilisez des App durant votre marche… on a dit : pas de connexion autre que celle avec soi-même et la nature!
  • La randonnée en groupe est une autre solution: des marches plus longues mais aussi plus lentes et moins cardio. Le matériel est simple: un bonne paire de chaussures de rando tige haute.

Assurez-vous également d’avoir des chaussures adaptées, une casquette ou un chapeau, une bouteille d’eau, et portez plusieurs couches de vêtements pour vous adapter à la météo et à l’intensité de votre parcours.

Alors à bientôt… au détour d’un sentier en Forêt de Soignes

Christian Vrient

Plus d’info: http://www.forestgym.be ou contact@forestgym.be

* « Physical Activity and Health: A Report of the Surgeon General. US Department of Health and Human Services, 1996

* « National Service Framework for Coronary Heart Disease. UK Department of Health, 2000

Article inspiré de “Des médecins expliquent comment la randonnée change réellement nos cerveaux” via http://share2give.eu/

 

Attentats à Bruxelles : « Des symptômes de stress post-traumatique peuvent être réactivés »

Le Monde.fr |  23.03.2016 à 07h48 |Propos recueillis par  Pascale Santi

Place de la Bourse à Bruxelles, où les gens on commencé à se recueillir et écrire à la craie sur le sol, des messages de solidarité envers les victimes, mardi 22 mars.

Quel impact peuvent avoir les attentats de Bruxelles sur les victimes de janvier 2015, à Paris, et novembre 2015, à Paris et Saint-Denis, dont certains vivent dans la crainte permanente de revivre de tels événements ? Le professeur Thierry Baubet, responsable de la cellule d’urgence médico-psychologique de Seine-Saint-Denis, hôpital Avicenne (AP-HP), et professeur de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent (université Paris-XIII et Inserm), explique comment un événement traumatique peut en raviver un autre.

 

Quelles répercussions peuvent avoir les attentats de Bruxelles du 22 mars sur les victimes des attentats du 13 novembre 2015 à Saint-Denis et Paris ?

Les attentats de Bruxelles ravivent les choses et peuvent les aggraver. Il faut faire la distinction entre les Parisiens qui ont été exposés aux attentats de novembre, ou endeuillés, chez qui les événements de Bruxelles peuvent réactiver les symptômes, et la population générale. Des victimes des attentats de novembre, et même des attentats de janvier 2015, m’ont appelé aujourd’hui, elles ont une impression de violent retour en arrière, une forte réactivation des émotions.

Les séquelles psychiques de tels événements, principalement l’état de stress post-traumatique (ESPT), peuvent être nombreuses. Le principal symptôme de l’ESPT consiste en la reviviscence de l’événement traumatisant, de certaines perceptions intervenues durant la scène traumatique. Cela peut être des flash-back, des sons (bruits, cris, rafales), des odeurs (de sang, de poudre)… une impression sensorielle qui revient sans cesse et qui provoque la même détresse qu’au moment de l’événement.

Ces personnes développent une stratégie d’évitement. Par exemple, elles ne prennent plus le métro, sont en état d’alerte permanente, etc. Ces symptômes peuvent entraîner des troubles du sommeil, des troubles cognitifs, de la mémoire par exemple, des troubles anxieux.

Vous dites que ces événements peuvent même faire apparaître un état de stress post-traumatique ?

Toutes les personnes touchées directement par des événements traumatiques ne développent pas forcément ce trouble, mais un événement similaire peut le faire apparaître. On a vu des personnes exposées directement aux attentats de janvier 2015 en France, à Charlie Hebdo ou à l’Hyper Cacher, qui n’ont pas développé par la suite de tels symptômes, mais chez qui ils sont apparus après les attentats de novembre 2015.

Ils n’avaient jamais consulté avant novembre, car ils n’exprimaient pas de plaintes. C’est ce qu’on appelle la décompensation de l’après-coup. Ils vont mettre à nu des blessures auxquelles ils arrivaient à faire face jusqu’à ce nouvel événement dramatique. Certains, qui tenaient bon, peuvent s’effondrer. Cela peut arriver avec ces nouveaux événements dramatiques.

N’y a-t-il pas souvent une confusion entre cet état de stress post-traumatique et un état d’angoisse ?

Oui, l’état de stress post-traumatique pour des personnes qui n’ont pas été directement exposées, ce n’est pas possible. Ce qui n’empêche pas que ces événements peuvent générer chez tout le monde des réactions anxieuses, ou dépressives, mais elles sont en général transitoires, ne durant pas plus de quelques jours ou quelques semaines. C’est très différent des troubles de stress post-traumatique, qui deviennent souvent chroniques.

Outre la douleur de l’événement, les répercussions des attentats de novembre peuvent être majeures : des conséquences sur la santé physique et mentale, mais aussi sur la vie sociale, professionnelle, affective des personnes, sans parler d’un risque développemental pour l’enfant ou l’adolescent.

Comment soigner, ou apaiser, ces troubles ?

Il y a un message important à faire passer, c’est qu’il n’est jamais trop tard pour aller consulter. Il est toujours temps. On a constaté que, plus on s’éloigne dans le temps, moins on ose aller demander de l’aide, alors que les troubles peuvent être graves.

Les personnes se disent « je ne suis pas mort », comme ces gens au Bataclan ou dans le métro à Bruxelles, « je n’ai pas le droit d’aller me plaindre ». Ils s’enferment dans une sorte de honte de souffrir, et ne consultent pas forcément.

Pour la population, il est important de favoriser l’expression, en famille. Ces drames qui s’abattent sur notre corps social peuvent générer des émotions négatives, de la tristesse, de l’angoisse, de la colère. On peut ressentir de l’impuissance, de la passivité. Pour en sortir, le fait de s’engager d’une manière ou d’une autre peut aidersoutenir, l’idée étant d’être acteur.